Jean-Baptiste Dubié ou la délicate reconversion des sportifs de haut niveau
Emmanuel Langlois
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De retour d'Australie, le rugbyman Jean-Baptiste Dubié a intégré l'encadrement de l'UBB.
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De retour d'Australie, le rugbyman Jean-Baptiste Dubié a intégré l'encadrement de l'UBB.
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Finies les mêlées, les touches ou les en-avant. Désormais, c'est depuis le banc que Jean-Baptiste Dubié suit les matches de l'UBB dans le Top 14. Après huit ans passés comme joueur, il a été nommé ces jours-ci responsable de la cellule recrutement par son club de rugby de Bègles. « Il y a tout l'aspect suivi des jeunes joueurs, les voir s'épanouir dans le rugby mais aussi dans les à-côtés, se réjouit le jeune retraité du Top 14 âgé de 35 ans. Quand on voit éclore un joueur qu'on a couvé pendant des années, il y a une satisfaction personnelle. C'est un travail de fond ».
Cette reconversion ne date pas d'hier. Jean-Baptiste Dubié l'a patiemment construite pendant deux ans avec Laurent Marty, le président de l'UBB, jusqu'à la fin de son contrat pro en novembre dernier. « En centre de formation, dès l'âge de 23 ans, les clubs ont obligation de réfléchir avec les joueurs à un double projet, à la fois sportif et de reconversion, assure-t'il, pour par exemple passer des diplômes et ne pas se retrouver sans rien. Certes, ces 20 dernières années, les revenus ont augmenté dans le rugby, mais pas au point de partir à la retraite après quinze ans de carrière. Il reste une vie après ! »
Avant de rempiler à Bègles, l'ex trois-quarts centre s'est offert avec sa compagne Alexia, ex-basketteuse professionnelle, une échappée de huit mois en Australie. Au départ, il a même cru pouvoir y relancer sa carrière. « Mon rêve a toujours été de décrocher un contrat pro là-bas», avoue « Boulou », comme on le surnomme dans les Pyrénées où il a passé son enfance. Mais arrivé à Sydney, il déchante vite. « J'étais un peu usé physiquement. J'ai quand même commencé une préparation. J'ai disputé deux matches mais je me suis rapidement rendu compte que je n'avais plus le niveau, mon corps n'était plus assez réactif. »
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Prévoyants, avant de sauter dans l'avion, les deux tourtereaux s'étaient assuré un job en Australie. Quand le couple débarque à Manly, à une quarantaine de minutes du centre de Sydney, Jean-Baptiste avait déjà été embauché, à distance, pour un contrat d'image avec une marque locale de maillots de bain. « C'était un job de touche-à-tout. J'étais parfois mannequin, je postais du contenu vidéo sur les réseaux sociaux et j'étais chargé de développer le marché français en allant démarcher les clubs de rugby pour monter des partenariats », résume-t-il. Ce travail devrait d'ailleurs se poursuivre à l'année après son retour en France, histoire d'arrondir ses fins de mois.
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