Labellisée Idex, l'Université de Toulouse veut rivaliser avec les plus grands campus américains
Sophie Arutunian
Sophie Arutunian
A Bordeaux, François Fillon a officialisé ce vendredi matin la nouvelle connue depuis hier : Toulouse a décroché le fameux label Idex, après avoir échoué une première fois. Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Universités, Sorbonne Paris Cité ont également reçu le précieux titre, délivré par un jury international indépendant. Pour Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, cette reconnaissance était « attendue et méritée ». Elle est « régionale, nationale et mondiale » pour le président de région Martin Malvy. Tous deux se sont félicités de la nouvelle lors d'un point presse dans les locaux du PRES en présence de son président Gilbert Casamatta, du préfet de Région Henri-Michel Comet, du recteur Olivier Dugrip et de représentants des mondes universitaire et économique.
Le projet était porté depuis deux ans par le PRES, soutenu par les collectivités territoriales. Concrètement, il va entrainer la fusion au sein d'un établissement unique des trois universités et des écoles d'ingénieurs de Toulouse en 2018 au sein d'un ensemble baptisé Université de Toulouse. L'entité ainsi créée sera deux fois plus grande que la plus grande université d'État américaine. L'Université de Toulouse sera dirigée par un directeur général exécutif disposant de larges pouvoirs.
Les porteurs du projet ont sollicité 1,3 milliard d'euros. A titre de comparaison, Bordeaux, qui a obtenu l'IDEX l'année dernière, n'a obtenu que 700 millions d'euros. « Mais compte tenu de l'importance du site, nous avons bon espoir » selon Gilbert Casamatta. La réponse est attendue d'ici 6 mois. La dotation viendra du programme Investissements d'avenir mis en place par le gouvernement en juin 2009. Sur ses 35 millions d'euros, 19 sont destinés à l'enseignement supérieur et la recherche. Pour le préfet de région Henri Michel Comet, il s'agit de « mettre le savoir à disposition de l'économie ». Le président du Conseil général de Haute-Garonne Pierre Izard a estimé quant à lui que « c'est une impulsion considérable pour le développement futur de Toulouse et de la Haute-Garonne, si les crédits annoncés par l'État sont effectivement au rendez-vous. »
Sophie Arutunian
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