PALMARES Ces employeurs qui rendent leurs salariés "heureux"

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Dans le top 10 des entreprises où "il fait bon travailler", les groupes américains sont largement en tête d'après une étude publiée ce vendredi. Découvrez également les 10 entreprises où les employés sont les plus heureux en France. Ce palmarès reflète-t-il la réalité ? Donnez votre avis.

Heureux employés des multinationales américaines... Au palmarès mondial des groupes "où il fait bon travailler", les entreprises américaines trustent les dix premières places. (Découvrez le classement pour la France)

Pour la première fois "Great Place to Work", qui organise cette enquête pour un cabinet de recrutement new-yorkais, a établi un classement mondial, prenant en compte les multinationales de 46 pays dont la Chine. Et, parmi les 25 premières, 18 sont américaines, plébiscitées notamment pour les multiples avantages qu'elles proposent comme la conciergerie ou les crèches intégrées. Ce sont surtout les entreprises high-tech qui sont appréciées des employés. Microsoft arrive en tête, suivi de SAS (services informatiques), puis de NetApp, spécialiste du stockage de données. Google se place au quatrième rang.

La première des entreprises européennes figurant au classement est britannique. Il s'agit du groupe Diageo, (11e), propriétaire des marques de vins et spiritueux comme Guinness, Smirnoff ou le Bushmills. Il est suivi par Hilti, entreprise d'outillage dont le siège se situe au Liechtenstein et par l'espagnol Telefonica (17e).

LAURIERS POUR PEPSICO EN FRANCE

Même en France, ces groupes américains recueillent des louanges de la part de leurs salariés. Dans le  top 10  restreint à l'Hexagone, six multinationales ont leur siège principal aux Etats-Unis et 4 en France. PepsiCo et Microsoft arrivent respectivement au premier et deuxième rang. La troisième place du podium est occupée par une entreprise française, Leroy-Merlin, deuxième l'an dernier.

"La plupart de ces entreprises sont connues pour leurs 'bonnes pratiques' de gestion des employés", commente Domenico Azzarelo, consultant auprès du cabinet de conseil Bain & Cie, spécialiste du management. "Certaines offrent de bonnes de formations à tous les échelons de la hiérachie et une vision claire de leur mission"ajoute-t-il précisant que "Microsoft est connu pour proposer un système de gestion des ressources humaines très structuré".

D'autres grandes entreprises françaises comme L'Oréal, pourtant présentes dans des enquêtes précédentes n'apparaissent pas dans ce classement. Par ailleurs, "les méthodes de motivation des employés pratiquées par les américains sont parfois jugées avec une certaine méfiance par les Français, comme la célébration des meilleurs salariés, par exemple", conclut Domenico Azzarelo.

Notons toutefois l'absence de grands groupes pourtant appréciés dans d'autres sondages du même type comme Apple ou Google, (4e entreprise dans le classement mondial).

VOLONTARIAT

Pour réaliser ce classement, près de 2,5 millions de personnes dans le monde ont répondu à des questions portant sur leur perception de l'atmosphère de travail dans leur entreprise, la possibilité de progresser ou encore l'autonomie. Des critères plus aisément quantifiables comme le nombre de jours de vacances, la prise en charge des frais de santé ou encore la place des femmes dans l'entreprise sont également pris en considération.

Précisons toutefois que les entreprises figurant dans ce palmarès étaient toutes volontaires pour se mesurer aux autres. L'absence de certaines montre donc, soit qu'elles ont été mal notées, soit qu'elles n'ont tout simplement pas participé...

Et vous, pensez-vous que ce palmarès reflète la réalité ? Donnez votre avis.

DIAPORAMA Les 10 entreprises où il fait bon travailler en France

DIAPORAMA Le top 10 des plus gros employeurs au monde

 

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Commentaires
a écrit le 03/11/2011 à 16:58 :
vous avez oublié un grand magasin :

http://www.youtube.com/watch?v=0vzqF_NzgQU
ça fait presque paternaliste comme en 41...
a écrit le 31/10/2011 à 11:01 :
On a en France un double problème culturel. La premier est une vision marxiste de l'économie: raisonnement en terme de coûts (et le salaire en est un!) plutôt qu'en terme de plus-value, et absence de la prise en compte du caractère dynamique de l'économie (modification au cours du temps). Le second est une vision caricaturale du capitalisme ("sauvage"). C'est une vision issue de l'image qu'en donne les partis de gauche, cruelle, dans laquelle les vies humaines sont méprisées (cf le slogan de Besancenot "nos vies valent plus que leurs profits"). Cette image donne une légitimité à des personnes peu scrupuleuses pour se comporter de manière humainement très discutable, prétextant que les "autres" ne se comportent pas mieux (y compris quand la loi est méprisée!). Ce double problème culturel aboutie à des politiques attentistes, figées, où les bonnes places se prennent définitivement à l'entrée de la vie active. Ce n'est pas le titre ou le niveau d'étude qui détermine la réussite sociale, mais le réseau relationnel. Et la critique ultime que je donne au système français est donner une importance démesurée aux commerciaux, qui tirent la couverture vers eux quand des contrats sont décrochés (et que dire des ingénieurs et techniciens qui font le produit?) et accèdent ainsi aux postes de management où leurs faibles compétences techniques, leur isolement du reste des équipes, et leurs différences de revenus créent autant une fracture sociale qu'un mal-être chez les autres employés. Et dès qu'arrive la concurrence (mondialisation), on observe durement les conséquences...
Réponse de le 01/11/2011 à 20:48 :
J?adhéré à ta seconde partie du problème (la vision gauchiste d?un capitalisme qui ne peut que être sauvage), par contre la première partie mérite précision car c?est la plus importante.
Le marxisme n?a fait que revivre le concept des castes du Moyen Age, il faut juste remplacer serf par ouvrier et ça donne « tu nais ouvrier, tu mourras ouvrier ».
C?est l?unique différence avec les anglo-saxons, pour un américain s?il peut monter, ou monter sa boite, (=changer de caste ou classe sociale) il va monter, pour un français ça lui paraitra contre nature. Combien de fils d?ouvriers ont monté leur boite ??? Combien en France et combien aux US ??
C?est dramatique car la révolution industrielle avait fait le boulot ? avec un peu de chance la révolution internet va nous remettre sur le chemin !!!
a écrit le 31/10/2011 à 9:30 :
Il devrait y avoir un raz de marée de bonnes entreprises qui chouhoutent leur personnel. Même si c'est peu crédible plus il y en aura plus cela gonflera le raz de marée. Qui finira bien par rencontrer des échos tangibles
a écrit le 31/10/2011 à 9:15 :
Les grands groupes: compétition, jalousie, petits chefs prétentieux, etc...
Très peu pour moi, nul !
a écrit le 31/10/2011 à 9:05 :
Mac Do dans le top 10, ça promet pour ceux qui sont derrière dans le classement. Ils ont interrogé le mec qui cuit les steaks? Le même jour sur le site de vos confrères du Progrès, comme illustration, encore un article sur les conditions de travail chez le clown du burger. http://www.leprogres.fr/rhone/2011/10/30/rumeurs-et-licenciement-au-menu-sale-ambiance-chez-mcdonald-s
a écrit le 31/10/2011 à 6:28 :
Je ne peux que confirmer. 13 ans chez un grand de l'electronique Francaise, suivis de 10 aux USA dans une boite du meme secteur. J'ai appris pendant 13 ans (la politique en particulier). Depuis 10 ans je recolte enfin et vois l'avenir avec serenite.
a écrit le 30/10/2011 à 20:04 :
Mac do?
a écrit le 30/10/2011 à 11:18 :
je reste septique, cela fait 15 ans que je connais Microsoft France, plus de 12 que j'y travaille, tout le monde se dit qu'il n'y finira pas ses jours, ambiance entre personnes d'une meme equipe a couteau tiré du fait des objectif personnels qui priment, ambiance limite malsaine sans visibilité et travail tres court terme des objectifs toujours a la hausse, il vaut mieux etre jeune argneux ici serenité tres difficile, quand a l'evolution interne je pense comme toute boite les reseaux internes comptent sans cela presque impossibl d'evoluer.enfin le le ratio de depart est important et doit representer plus de 7% cela pose question.
a écrit le 30/10/2011 à 8:52 :
Normal, les entreprises américaines ont une culture méritocratique, héritée de la culture américaine du "self made man". Travaillez dur et vous serez reconnu, avec à la clé succès et responsabilités. La culture française est toujours imprégnée de la tradition de rente des "titres" universitaires ou vos relations sociales (familiales ou pas). Ce sont ces "titres" et réseaux, hérités ou acquis très jeunes, qui détermineront votre progression professionnelle.
Pour avoir aux USA, je peux vous dire que mon retour dans une boite française du CAC 40 à La Défense a été rude. Du coup si j'ai une opportunité de rejoindre un groupe US, ce sera avec plaisir!
a écrit le 30/10/2011 à 7:58 :
Le problème français, se sont les DRH de dernière génération. Ils ne savent pas juger les hommes, très adeptes du parapluie, leur fonction première est l'utilisation de logiciel pour suivre les évolutions de carrière. Et comme tous les médiocres, ils adorent le pouvoir que leur donne leur fonction, alors que souvent, quand ils rentrent dans ce type de carrière, c'est qu'ils ont tout échoué.
Réponse de le 31/10/2011 à 7:37 :
DRH : Direction des relations horribles...lol ...!
Réponse de le 02/11/2011 à 16:33 :
bravoooo
a écrit le 29/10/2011 à 19:59 :
d'un autre cote, avec des syndicats francais dont la seule preoccupation est la lutte des classes ( pour sortir les proletaires a 3 briques par mois de la misere sociale) , il ne ft pas s'etonner de la contrepartie parfois digne du 19eme......... on recolte ce qu'on seme...
Réponse de le 30/10/2011 à 7:05 :
un frustré qui n'a pu integrer la fonction publique ?
a écrit le 29/10/2011 à 17:55 :
Les groupes américains sont exigeants mais permettent à leurs salariés de progresser en fonction de leur motivation et de leurs compétences. Ce n'est pas le diplôme qui compte mais les résultats de chaque jour. Dans un groupe français, un cadre n'accèdera jamais à un poste stratégique s'il n'a pas été diplômé à 22 ans d'une grande école. Les Américains n'hésiteront pas à propulser au sommet un autodidacte qui a su faire ses preuves.
Réponse de le 30/10/2011 à 11:21 :
image fausse un entreprise americaine en France reste une entreprise dans le systeme Francais, il faudra aussi compter avec les diplomes pour pouvoir evoluer plus en avant.
a écrit le 29/10/2011 à 6:00 :
53 ans: 20 ans dans un grand groupe Américain, 10 ans dans un grand groupe Français.
S'il fallait recommencer, je fonce chez les américains sans aucune hésitation....!
Réponse de le 29/10/2011 à 7:45 :
c est pourtant juste du bon sens si un employé se sent bien dans son entreprise il travaille mieux et peut etre plus , il est fidéle (ce qui en terme de cout de formation n est pas négligeable) il se sent intégré et fait partie d un grand tout meme au niveau santé moins d arret et de dépression donc une meilleure rentabilité la politique pere fouettard ca ne marche que quelques temps sur le long terme la qualité de vie en entreprise est largement plus rentable meme au niveau de l image
Réponse de le 29/10/2011 à 9:06 :
tout a fait vrai..... mais bon en France on a toujours 20ans de retard sur tout....
Réponse de le 29/10/2011 à 10:05 :
@ Mordrakheen
Tout à fait d'accord avec vous et c'est l'évidence même....
Le management français est à des "années lumières' de cette évidence... il faut voir la motivation des gens autour de nous dans le monde du travail...!
a écrit le 28/10/2011 à 22:06 :
Le dernier paragraphe pose effectivement la question de la fiabilité de ces études : seules les entreprises volontaires apparaissent dans le palmarès qui, de ce fait, est à relativiser.
De grandes tendances apparaissent dans les différentes études menées par ces agences, comme c'est le cas de la place dominante qu'occupe systématiquement Google. Un certain nombre de différences subsiste néanmoins.
Une étude comparative des "labels employeurs" serait à ce titre intéressante !
a écrit le 28/10/2011 à 16:19 :
Six sur dix (6 sur 10) sont filliales de sociétés américaines... l'exception française en prend un coup.

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