Changement climatique : l'Assemblée renvoie la balle aux assureurs
César Armand
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Nacho Doce
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Le financement de l'adaptation au changement climatique reste un impensé. C'est la conclusion implacable de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'adaptation de l'aménagement des territoires. Quand bien même le Fonds Barnier ait été rehaussé de 75 millions d'euros par son père-fondateur lors de son bref passage à Matignon et la surprime dite « CatNat » soit passée de 12 à 20 % au 1er janvier, le coût des sinistres ne fait que grimper. La prise en charge des sécheresses et le coût cumulé des inondations s'élèveront respectivement pour les assureurs à 21 et 54 milliards d'ici à 2050, selon les chiffres de France Assureurs.
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« Nous saluons l'augmentation du fonds Barnier, mais elle n'est pas au niveau du rehaussement de la surprime d'assurance catastrophes naturelles. Nous regrettons également la baisse du Fonds vert [de 1,5 milliard d'euros] alors que celui-ci constitue le principal véhicule de financement des actions d'adaptation des collectivités et appelons à le rehausser à son niveau de 2024 », ont déclaré, ce mercredi, les co-rapporteurs Fabrice Barusseau (PS, Charente-Maritime) et Philippe Fait (macroniste, Pas-de-Calais)
Dès 2019, l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE) a en outre chiffré à 12 milliards d'euros le coût local et annuel de la lutte contre le changement climatique. Un montant rehaussé en 2023 à 19 milliards par an pour la période 2024-2030. En réponse, le maire (UDI) de Bures-sur-Yvette (Essonne), vice-président de l'association des maires de France chargé de l'environnement, Jean-François Vigier, plaide pour un impôt de résidence afin que chaque habitant participe au financement de la transition écologique.
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