Avec un coût des événements naturels évalué à 5 milliards d'euros pour la France, 2024 est la neuvième année la plus onéreuse pour le monde de l'assurance. A eux seuls, les cyclones qui ont frappé la Réunion et Mayotte présentent un coût cumulé de près de 1 milliard. Les dommages liés aux tempêtes Kirk et Leslie, et aux violentes précipitations des épisodes cévenols et méditerranéens de l'automne 2024, s'élèvent à 785 millions. Les inondations dans les Hauts-de-France représentent pour leur part 430 millions d'euros.
Au global, en assurance habitation, les dégâts des eaux ont augmenté de 134 % en 20 ans, et représentent le premier poste de sinistres dans cette catégorie. Une pluviométrie exceptionnelle, associée à un faible ensoleillement, ont par ailleurs généré une sinistralité agricole record de près de 800 millions.
Comme le révèle la dernière édition de la cartographie des risques de l'assurance présentée en février, le climat rejoint le risque cyber en première place des menaces qui inquiètent le plus les Français, devant le risque économique et l'environnement politique. Et 68 % d'entre eux, soit 15 points de plus qu'en 2023, anticipent des difficultés à assurer les risques climatiques, de cybercriminalité ou de dépendance liée à l'âge. Or, garantir l'assurabilité face au changement climatique sur l'ensemble du territoire est l'un des axes forts du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC) que la ministre de la Transition écologique a présenté le 10 mars.