Compteurs Linky : ces centaines de millions d'euros de profits qui dérangent
Juliette Raynal
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34 millions de compteurs Linky ont d'ores et déjà été déployés.
Eric Gaillard
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34 millions de compteurs Linky ont d'ores et déjà été déployés.
Eric Gaillard
La Cour des comptes persiste et signe. Après avoir rendu un premier rapport en 2018 critiquant les conditions de financement dans lesquelles avaient été déployés les compteurs communicants Linky, la juridiction financière publie, ce vendredi, un nouveau rapport dit de « suivi » où elle constate que, six ans plus tard, rien n'a changé. Et ce, au détriment des consommateurs.
Dans le détail, les magistrats financiers estiment que le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité Enedis, qui a porté le projet, a bénéficié d'une rémunération très avantageuse, et regrettent que celle-ci ait été maintenue au cours des dernières années en dépit des demandes d'ajustement adressées à la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Ce qui, sur la période allant de 2016 à 2023, aurait généré un surcoût pour les consommateurs de plus de 700 millions d'euros. Tandis que les utilisateurs subiront sur la période 2022-2029, un surcoût de 785 millions d'euros. Soit un total proche de 1,5 milliard d'euros.
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Pour le comprendre, il faut revenir sur le modèle de rémunération d'Enedis. En France, la distribution de l'électricité est payée par le consommateur via le Tarif d'utilisation du réseau public d'électricité (Turpe), une des trois composantes de la facture d'électricité, aux côtés des taxes et du prix de fourniture du kilowattheure. Ce Turpe n'est pas fixé par le marché, en raison de la situation de monopole dans laquelle se trouve Enedis, mais par la CRE. A la suite d'échanges contradictoires avec le gestionnaire du réseau de distribution, le régulateur de l'énergie fixe le niveau de dépenses autorisées, lesquelles se reflètent dans le Turpe.
Juliette Raynal
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