Les logements qui ne sont pas équipés du compteur électrique communicant pourraient payer un surcoût allant de 41,6 à 66,7 euros par an. Et ce, à partir d'août 2025.Article mis à jour à 14h45 avec une précision sur les entreprises locales de distribution d'électricité.
Voilà une nouvelle qui devrait raviver la grogne des anti-Linky, le compteur électrique communicant vert pomme qu'Enedis a déployé auprès de plus de 37 millions de foyers dans l'Hexagone. Le régulateur de l'énergie propose, en effet, que les 2,1 millions de ménages non équipés paient plus cher leur électricité, ou, plus exactement, qu'ils paient plus cher une composante de leur facture d'électricité : le Tarif d'utilisation du réseau public d'électricité (Turpe).
Cet acronyme peu connu du grand public n'est pas une taxe mais s'apparente plutôt à un péage qui donne droit à l'utilisation du réseau de transport et de distribution de l'électricité. Or, le fait de maintenir un système pour les ménages n'ayant pas un compteur Linky génère des coûts supplémentaires et il « paraît normal que ces coûts soient supportés par ceux qui les génèrent », estime Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
De 42 à 67 euros supplémentaires par an
Dans le cadre d'une consultation publique sur le futur Turpe pour la période 2025-2028, lancée officiellement ce jeudi pour une durée de cinq semaines, le régulateur propose que les utilisateurs non équipés d'un compteur communicant, à l'exception des impossibilités techniques du fait d'Enedis, paient 6,93 euros tous les deux mois afin de couvrir les coûts engendrés.
Pour les ménages qui n'adressent pas leur relevé de compteur à Enedis et qui ne prennent pas non plus de rendez-vous de relevés, ce coût serait majoré de 4,18 euros supplémentaires tous les deux mois. Et ce, afin de couvrir les coûts additionnels dus aux contrôles accrus. Sur une année complète, les ménages équipés d'un compteur d'ancienne génération pourraient donc payer un surcoût allant de 41,6 euros à 66,7 euros.
135 millions d'euros de coûts supplémentaires sur la période 2025-2028