Chaque année, les ménages perdent 315 millions d’euros à cause de contrats mal ficelés, soit 26 euros par foyer, selon une étude du fournisseur d’électricité Octopus Energy France. En cause : 56% d’entre eux auraient souscrit une puissance de compteur trop importante par rapport à ce qu’ils consomment réellement. Ce qui augmente leurs frais d’abonnement, et donc la facture. Pourtant, Linky permettrait d’y remédier, fait valoir l'entreprise.Si le secteur de l'énergie regorge de sujets polémiques, deux d'entre eux battent tous les records : les compteurs Linky et les fournisseurs alternatifs (c'est-à-dire autres qu'EDF). Ceux-ci ne serviraient, au mieux, à rien, au pire seraient néfastes pour le quotidien et le portefeuille des Français. C'est en tout cas ce qu'affirment certains observateurs nostalgiques de l'ancienne époque.
Pourtant, l'alliance des deux pourrait bien permettre d'alléger de quelques dizaines d'euros chaque année les factures d'électricité des ménages. Et ce, au moment-même où le gouvernement Barnier songe à augmenter significativement les taxes afin de renflouer les caisses de l'Etat.
En effet, d'après une nouvelle étude du fournisseur spécialisé dans les économies d'énergie Octopus Energy France, plus de la moitié (56%) des foyers souscrivent une puissance de compteur trop importante par rapport à ce qu'ils consomment réellement. Ce qui gonflerait inutilement leurs frais d'abonnement, faisant perdre à chacun d'entre eux 26 euros par an en moyenne (ou 315 millions d'euros à l'échelle du pays).
«Par exemple,si l'on constate qu'un client n'a besoin que de 9kilovoltampères (kVA)au lieu de 12, cela représente plus de 40 euros d'économies par an», précise Lancelot d'Hauthuille, directeur général d'Octopus Energy France.
Seulement voilà : encore faut-il que les usagers y pensent. Or, la plupart d'entre eux ignorent le problème.
Un nouvel outil de calcul
Pour y remédier, l'entreprise - qui cherche à attirer de nouveaux clients - lance ce mardi un outil pour savoir rapidement si l'on paie trop cher ou non son compteur électrique, gratuit et accessible quel que soit son fournisseur : Opti'Compteur. « Ce service demandera le consentement du client pour accéder à des données d'Enedis [la filiale d'EDF en charge de la distribution d'électricité] », explique Lancelot d'Hauthuille. Il n'y aura pas besoin d'activer le suivi horaire des consommations, mais simplement d'accepter que le fournisseur reçoive l'historique de la puissance maximale appelée au quotidien par l'usager en question, c'est-à-dire une donnée par jour sur un an.