Dans le monde de Trump, c'est le chacun pour soi climatique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ce lundi 10 février, seulement sept pays dans le monde avaient rendu leur copie mettant à jour leur NDC.
Kent Nishimura
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Ce lundi 10 février, seulement sept pays dans le monde avaient rendu leur copie mettant à jour leur NDC.
Kent Nishimura
La coordination des États en faveur du climat traîne des pieds et inquiète. Ce lundi 10 février, seulement sept pays dans le monde avaient rendu leur copie mettant à jour leurs objectifs de baisse d'émissions de gaz à effet de serre, les fameux « NDC » ou « contributions nationales déterminées », en jargon onusien.
La date limite de rendu avait pourtant été fixée à ce lundi, soit neuf mois avant la prochaine COP30, dont l'importance est déterminante puisqu'elle est censée faire le bilan des dix ans de l'accord historique de Paris pour le climat (COP21). Parmi les États ayant transmis leurs contributions figurent le Brésil, pays d'accueil de la COP30, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni.
Et aussi les États-Unis, même si leur copie, transmise par la désormais ex-administration Biden, est caduque du fait de leur sortie de l'accord de Paris. Additionnés, ces sept pays représentent seulement 16 % des émissions de CO2 à l'échelle de la planète, selon la base de données du Centre commun de recherche européen (JRC).
À lire également
Aux abonnés absents, on trouve des États, ou groupements d'États, dont l'influence politique et/ou la part d'émissions de carbone n'est pas négligeable : Chine, Inde ou encore Union européenne. « Cela signifie qu'il reste 80 % des NDC à publier, ce qui est quand même un problème, en l'état », juge Lola Vallejo, directrice de la diplomatie et des partenariats de la Fondation européenne pour le climat (ECF).