Climat : ce nouveau rapport qui épingle Engie pour sa dépendance au gaz fossile
Juliette Raynal
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BENOIT TESSIER
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[Mise à jour] Article initialement publié à 08:23 le 26/06/2024, mis à jour à 18:22
Reclaim Finance, l'ONG qui a pour habitude d'analyser la stratégie climat des acteurs financiers, élargit son champ d'action. L'association s'est, en effet, associée à la coalition Beyond Fossil Fuels pour passer au crible les plans de transition de cinq grands énergéticiens européens : le tchèque EPH, le norvégien Statkraft, l'italien Enel, l'espagnol Iberdrola et le français Engie. Principal message du rapport publié ce mercredi 26 juin : aucun d'entre eux n'a pris l'engagement d'arrêter progressivement de produire de l'électricité à partir de gaz fossile en Europe, et plus largement dans les pays de l'OCDE, d'ici à 2035. Ce que recommande pourtant l'Agence internationale de l'énergie (AIE) afin de pouvoir atteindre la neutralité carbone en 2050.
« Actuellement, les banques, les investisseurs et les agences de notation ne disposent pas de méthodes efficaces pour évaluer de manière cohérente les plans de transition des producteurs d'électricité. Il leur est donc difficile d'établir des comparaisons significatives et de s'assurer que leur soutien ne s'adresse qu'aux entreprises dont les plans sont conformes à la science climatique », explique Reclaim Finance dans un communiqué de presse pour justifier sa démarche. Ce rapport s'inscrit donc comme la première édition d'une série de publications annuelles. A terme, l'ONG envisage d'élargir cette analyse à d'autres producteurs d'électricité.
Si Engie n'est pas présenté comme le dernier de la classe, à l'image du tchèque EPH, « ancré dans une stratégie basée sur les actifs fossiles », il ne figure pas, non plus, parmi les meilleurs élèves, où l'on retrouve Iberdrola et Statkraft, « même s'ils ne sont pas parfaits », précise Pierre-Alain Sebrecht, chargé de campagne à Reclaim Finance.
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« Engie investit beaucoup dans le solaire, l'éolien, le stockage et les réseaux. Il y a donc de vrais efforts. Le problème, c'est qu'il continue d'investir dans les énergies fossiles. Ce qui compromet tous les gains que l'on peut espérer obtenir des énergies renouvelables », résume-t-il.
Juliette Raynal
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