L'opérateur Octopus Energy France promet de réduire le montant de la facture de ses clients en fonction de l'électricité produite par le vent. Mais la proposition commerciale est loin de faire ses preuves auprès d'une population réticente.Le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), celui de Reboursin (Indre), de Laneuville-au-Rupt dans la Meuse ou encore le projet éolien de Sieuraguel en Haute-Garonne ont un point commun. Ils ont tous rencontré, ces derniers mois, une vive opposition des habitants.
Face à cette résistance rurale, des fournisseurs d'énergie, comme Ilek, Enercoop et Volterres, tentent de dissiper les inquiétudes en misant notamment sur la pédagogie ou des offres d'électricité « plus vertes ». D'autres misent sur l'incitation financière. C'est le cas d'Octopus Energy qui pense avoir trouvé la parade avec son offre « Fan Club ». Elle permet aux particuliers situés dans un rayon compris entre dix et vingt kilomètres d'un parc éolien partenaire de bénéficier d'une énergie moins chère lorsque le vent souffle. Après l'avoir expérimentée au Royaume-Uni et en Allemagne, l'opérateur lance cette initiative en France.
«Rendre l'énergie éolienne désirable »
Objectif de cette formule : changer la perception des personnes habitant à proximité d'éoliennes pour faciliter l'émergence de nouveaux moyens de production d'électricité verte partout en France. « La technologie éolienne est très mature mais il y a encore énormément de freins à son développement. L'un des principaux : l'acceptabilité locale. D'où notre volonté de rendre cette énergie désirable », indique à La Tribune Lancelot d'Hauthuille, directeur général d'Octopus Energy France (plus de 300 salariés, 200 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023). Alors même que le pays s'est engagé à ce qu'un tiers de son mix énergétique soit d'origine renouvelable d'ici à 2030.