Instabilité politique : l’horizon troublé du nucléaire
Léna Ménager
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La centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).
© LTD / ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
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La centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime).
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Le 6 juillet, les ingénieurs d'EDF ont enfin reçu l'autorisation de donner les premiers coups de pelle à Penly (Seine-Maritime). Situé à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Dieppe et face à la Manche, le site doit accueillir deux des six réacteurs nucléaires promis par Emmanuel Macron pour 2050. Un horizon aujourd'hui troublé par l'instabilité politique : alors que plusieurs décisions déterminantes pour son avenir restent à prendre, la troisième filière industrielle française est suspendue à la nomination d'un nouveau gouvernement.
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Or « l'industrie du nucléaire a besoin de stabilité », insiste la députée Maud Bregeon (Renaissance). L'ex-ingénieure chez EDF est bien placée pour le savoir : le temps long de l'atome est bien différent du temps politique. Plusieurs décennies peuvent s'écouler entre la pose de la première pierre et le moment où une centrale commence à produire de l'électricité et à dégager des recettes. Ces chantiers impliquent par ailleurs des investissements colossaux : EDF évalue à 67,4 milliards d'euros le coût des six EPR2 annoncés par le chef de l'État, selon une note de l'énergéticien révélée par Les Échos. L'entreprise attend toujours une commande ferme de l'État et une décision sur un mode de financement partagé. Sans ces éléments, la relance du nucléaire promise par Emmanuel Macron à Belfort en 2022 pourrait encore être remise en cause.
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