Le pétrole au plus bas depuis septembre après une décision de l'Opep+
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Vers 16 h 35 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 1,80 % à 70,33 dollars.
Reuters
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Vers 16 h 35 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 1,80 % à 70,33 dollars.
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Voilà une bonne nouvelle pour les automobilistes. Les cours du pétrole dévissent ce mardi. Vers 16 h 35 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 1,80 % à 70,33 dollars, après être tombé à un plus bas depuis septembre, à 69,76 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, chutait de 1,33 % à 67,46 dollars.
À l'origine de cette baisse : la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés de maintenir son calendrier de hausse progressive de production à partir du mois d'avril, quelques semaines après la pression exercée par Donald Trump pour faire baisser les prix.
« Compte tenu des fondamentaux sains et des perspectives positives du marché », les membres de l'Opep+ « ont réaffirmé leur décision, convenue le 5 décembre 2024, de procéder à un retour progressif et flexible des réductions volontaires de 2,2 millions de barils quotidiens à partir du 1er avril 2025 », a annoncé le cartel lundi soir dans un communiqué.
Pourtant, la réintroduction de barils sur le marché par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) « marque un changement dans le comportement » de l'organisation, qui avait jusqu'alors repoussé l'échéance « dès que le Brent s'affichait sous la barre des 75 dollars », expliquent Helge André Martinsen et Tobias Ingebrigtsen de DNB.
La réintroduction de barils sur le marché concerne précisément huit membres au sein du groupe : Arabie saoudite, Russie, Irak, Émirats arabes unis, Koweït, Kazakhstan, Algérie et Oman.
« Ils acceptent une baisse du prix du pétrole en échange d'une augmentation de l'offre », résume Arne Lohmann Rasmussen, analyste à Global Risk Management, pour qui « la Russie a probablement joué un rôle clé dans cette augmentation de la production ».
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Pour Vladimir Poutine, la signature d'un accord lui étant « favorable en Ukraine » est la priorité, soutient Bjarne Schieldrop, analyste de SEB, favorisant l'alignement russe avec la volonté de Donald Trump de faire baisser le prix du pétrole.
Donald Trump, qui veut « forer à tout va » pour faire chuter le prix de l'énergie, avec l'objectif affiché de lutter contre l'inflation, avait invité le cartel à augmenter sa production en déclarant à l'occasion du forum de Davos, le 23 janvier dernier, qu'il allait « demander à l'Arabie saoudite et à l'Opep de baisser le coût du pétrole. »
Des négociations concernant l'Ukraine entre la Russie et les États-Unis se sont d'ailleurs déroulées à Riyad, réunissant les trois plus grands producteurs de pétrole, où ils ont sans doute « discuté de politique et d'énergie et de ce qui est le plus important pour chacun d'entre eux », suggère Bjarne Schieldrop.
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Par ailleurs, la guerre commerciale lancée par Donald Trump, avec l'introduction mardi de nouveaux droits de douane sur les produits en provenance du Canada, du Mexique et de la Chine, fait craindre aux analystes un ralentissement économique défavorable à la demande de pétrole, ce qui renforce la tendance baissière de l'or noir.
(Avec AFP)
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