Programmation énergétique : les macronistes mis en échec
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Le rapporteur du texte, le député (EPR) Antoine Armand.
Reuters
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Le rapporteur du texte, le député (EPR) Antoine Armand.
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160 députés présents... dont près de la moitié issue du Rassemblement national. En photographiant l'Assemblée nationale hier après-midi, à l'ouverture des débats sur la proposition de loi dite « Gremillet » de programmation énergétique de la France, l'on aurait pu croire qu'elle était très majoritairement dominée par l'extrême droite. « Cette dernière était extrêmement mobilisée par rapport au camp présidentiel », note-t-on dans les rangs de La France insoumise (LFI). « Une telle présence du RN, un lundi à 18 heures, ce n'est jamais arrivé. Ils ont voulu faire un coup », ajoute un parlementaire macroniste ayant requis l'anonymat.
Il faut dire que son groupe, Ensemble pour la république (EPR), n'était pas très étoffé, avec environ 25 députés ayant répondu à l'appel sur 93. Pourtant, l'enjeu semblait de taille : trouver enfin un socle législatif à la relance du nucléaire et au développement des énergies renouvelables, cette fameuse stratégie « à deux jambes » souhaitée par Emmanuel Macron, en s'appuyant sur le travail d'un sénateur républicain, Daniel Gremillet.
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Mais voilà : le RN, surreprésenté, donc, est parvenu d'entrée de jeu à faire adopter l'exclusion de l'éolien et du solaire des objectifs d'énergies bas carbone à déployer dans le pays, dans l'article L100-1 du Code de l'énergie définissant le cadre de la politique énergétique française, aidé de son allié UDR (le groupe d'Éric Ciotti). Et ce, en réécrivant un amendement d'Henri Alfandari (Horizons) visant initialement à ne pas discriminer l'atome. « Ils l'ont rendu absolument caricatural », glisse le principal intéressé à La Tribune. « Ce que l'on a acté, c'est encore plus puissant qu'un moratoire : le texte empêche le gouvernement de pouvoir développer davantage de ces énergies intermittentes », se félicite quant à lui Maxime Amblard (RN), député de la Meuse à l'origine du plan.