Un vent mauvais souffle sur les énergies renouvelables
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Sale temps pour les éoliennes et les panneaux solaires. Alors même que le gouvernement plaidait pour leur développement massif afin de répondre aux nouveaux usages électriques, comme dans la mobilité ou les logements, ces installations ont mauvaise presse. « L'idéologie anti-renouvelable s'exprime désormais de façon totalement débridée », regrette-t-on à l'association France Renouvelables.
Le prochain appel d'offres sur l'éolien en mer, annoncé comme structurant pour le secteur, est renvoyé aux calendes grecques. En même temps que la feuille de route énergétique de la France, une nouvelle fois ajournée par le gouvernement il y a quelques jours. D'ailleurs, l'exécutif devrait finir par y acter une baisse des ambitions en la matière, mais aussi des subventions accordées à ces sources de production d'électricité.
En effet, le Premier ministre, François Bayrou, a annoncé lundi que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), ce décret censé donner les objectifs de la France filière par filière, sera publié « d'ici à la fin de l'été » au mieux. Un énième recul, alors que le texte devait à l'origine être présenté avant l'été 2023. « Cela signifie que tous les travaux et les consultations réalisés depuis deux ans et demi sont jetés à la poubelle », déplore Mattias Vandelbulcke, directeur de la stratégie chez France Renouvelables. De quoi « enterrer l'avenir des filières renouvelables », ose-t-on même au Syndicat des énergies renouvelables (SER)
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Cela entraîne des conséquences très directes : sans PPE, impossible, de lancer le prochain appel d'offres sur l'éolien en mer (dit AO10), qui devait représenter un volume de 9,2 gigawatts (GW) soit plus de la moitié des capacités totales installées en 2035.