« Le contexte politique et budgétaire n'efface pas l'urgence climatique » selon Agnès Pannier-Runacher
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Agnès Pannier-Runacher a conservé son portefeuille mais avec des responsabilités modifiées
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Agnès Pannier-Runacher a conservé son portefeuille mais avec des responsabilités modifiées
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La ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, reconduite dans ses fonctions dans le nouveau gouvernement dirigé par François Bayrou, a affirmé ce mardi, lors de la passation de pouvoir à l'hôtel de Roquelaure, que « le contexte politique et budgétaire n'efface pas l'urgence climatique ».
Lundi soir, lors de l'annonce du gouvernement, Agnès Pannier-Runacher a conservé son portefeuille mais avec des responsabilités modifiées. Si elle perd l'industrie - qui retourne à Bercy -, elle hérite désormais de la gestion de la forêt, de la mer et de la pêche, tout en restant en charge de la biodiversité.
Ce remaniement suscite des interrogations sur son pouvoir réel. L'association Générations Futures a exprimé ses doutes sur un ministère aux « titres sans pouvoir » et pointé des choix controversés, comme l'autorisation de l'insecticide Movento en avril 2024. Cette décision fait craindre un manque de volonté dans la réduction des pesticides.
Lors de son discours, Agnès Pannier-Runacher a réitéré son engagement :
Elle a également évoqué les catastrophes naturelles récentes, notamment le cyclone dévastateur à Mayotte, rappelant que « l'État se tiendra aux côtés des Mahorais et des Mahoraises ».
La reconduction d'Agnès Pannier-Runacher intervient alors que le chef du gouvernement, François Bayrou, est connu pour une vision écologique jugée limitée. Contrairement à son prédécesseur Michel Barnier, qui avait affiché dès sa prise de fonction une volonté de placer dette financière et dette écologique sur un pied d'égalité, François Bayrou n'a pas encore pris de position forte sur le climat.
Haut-commissaire au Plan depuis 2020, le maire de Pau a supervisé quelques rapports liés à l'écologie, mais son bilan reste maigre aux yeux des associations environnementales, telles que 350.org et Greenpeace, qui dénoncent une absence de rupture et redoutent la poursuite de politiques inefficaces. Elles appellent à des mesures urgentes face aux défis écologiques. La France s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d'ici 2030 par rapport à 1990, mais n'a atteint pour l'instant que 30%. La Stratégie nationale bas-carbone prévoit d'accélérer la rénovation énergétique, de renforcer les énergies renouvelables et d'accroître la part des véhicules électriques.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Des échéances importantes se profilent, notamment les négociations de la COP16 Biodiversité en février à Rome et la Conférence des Nations Unies sur l'Océan, prévue en juin à Nice. Agnès Pannier-Runacher a promis d'œuvrer pour des accords ambitieux tout en annonçant des discussions avec les pêcheurs afin d'élaborer une feuille de route respectueuse de l'environnement et de la souveraineté alimentaire. Pour répondre à ces enjeux, la ministre mise sur une « écologie populaire », insistant sur l'importance d'agir tant sur les conséquences que sur les causes du dérèglement climatique. Elle a évoqué des priorités immédiates, comme la mise en place d'une économie circulaire et la lutte contre l'effondrement de la biodiversité.
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