Alternative aux pesticides : Biom InnoV veut déployer des « médicaments verts » à grande échelle

Pascale Paoli Lebailly
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Photo d'illustration
© Joe Skipper / Reuters

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Accompagner la transition agricole, en réduisant l'utilisation des intrants chimiques et en apportant des solutions à la fois performantes et économiquement compétitives : au dernier Salon de l'agriculture, de nombreuses start-up spécialisées, dites de l'agritech, étaient présentes pour promouvoir leurs alternatives durables. De la gestion de l'eau à la bio stimulation des sols ou des plantes, ces jeunes pousses imaginent l'agriculture de demain.
L'Union européenne a en effet pour objectif de diminuer de 50% l'usage des pesticides sous cinq ans et d'interdire progressivement les substances chimiques les plus nocives pour l'environnement et la santé humaine. Pourtant, la lutte contre les maladies comme le mildiou, notamment celui du tournesol, ou l'oïdium de la vigne demeure cruciale pour les agriculteurs et les viticulteurs. C'est pour répondre à cet enjeu qu'a été fondée, en janvier dernier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), la toute jeune pousse Biom InnoV.
Experte en biocontrôle, cette structure projette de déployer à grande échelle dès 2030, des « médicaments verts » pour les cultures, conçus comme des alternatives durables aux pesticides.
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« Contrairement aux approches classiques de synthèse qui cherchent à éradiquer le pathogène, notre stratégie repose sur une gestion globale de l'holobionte, l'ensemble formé par la plante et tous les micro-organismes qui vivent en interaction avec elle. Nos solutions sont inspirées du fonctionnement naturel des plantes et de leur environnement », détaille Aude Bernardon-Levy, co-créatrice de la société avec AgriLife Studio.
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