Michel Barnier fait le service minimum sur l'écologie
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Dans son discours de politique générale, Michel Barnier place la dette écologique au même niveau que la dette économique.
Amanda Perobelli
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Dans son discours de politique générale, Michel Barnier place la dette écologique au même niveau que la dette économique.
Amanda Perobelli
C'est en faisant référence à la double épée de Damoclès des dettes économique et écologique, qu'il avait déjà évoquées début septembre lors du discours de passation avec Gabriel Attal, que le Premier ministre a entamé son discours de politique générale. Se réclamant à la fois d'Antoine de Saint-Exupéry (« Nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants ») et de Pierre Mendes-France (« Il ne faut jamais sacrifier l'avenir au présent »), il a placé la seconde au même niveau que la première. Mais en se félicitant des récents résultats français en matière de climat, plutôt qu'en détaillant la nature de cette "dette écologique".
Arguant de la baisse des émissions territoriales de gaz à effet de serre enregistrée au premier semestre 2024, il a souligné le rôle que « peut et doit jouer la France pour lutter contre le changement climatique, et tous les risques qu'il entraîne, préserver la biodiversité et encourager l'économie circulaire », « agir plus concrètement au sein de l'Union européenne et dans le cadre de l'accord de Paris ». Sans plus de précision.
Pour Michel Barnier, cette baisse des émissions est « la preuve que les efforts portent leurs fruits ». Autres convictions, en ligne avec celles de la précédente majorité et déjà rappelées par la ministre de la Transition écologique lors de son discours de passation le 23 septembre : « la transition écologique comme moteur de notre politique industrielle », « une écologie des solutions », le contrat plutôt que la contrainte. Et de citer en exemples « la décarbonation des usines, l'encouragement à l'innovation, l'implantation de nouvelles industries de la transition, le renforcement des filières de recyclage. »
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En matière de mix énergétique, le Premier ministre a confirmé la poursuite « résolue » du développement du nucléaire et des énergies renouvelables. Dans ce domaine, la biomasse pour décarboner la production de chaleur et de gaz ou pour développer les bio-carburants pour l'aviation semble mieux lotie que l'éolien, dont il convient de « mieux mesurer tous les impacts ». Rappelant l'objectif des Outre-mer de 100 % d'électricité renouvelable en 2030, Michel Barnier a affirmé qu'ils serviraient de laboratoires d'innovation pour le solaire et la géothermie, ce qui est déjà largement le cas. Côté demande, il a insisté sur la nécessité de faire preuve à la fois d'efficacité (consommer moins d'énergie pour aboutir à un résultat identique) et de sobriété (questionner nos besoins pour les réduire). Sans plus de détails, alors que ces deux concepts ont été souvent confondus par les gouvernements précédents ...