Nouveau gouvernement : un périmètre raboté pour la Transition écologique
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Agnès Pannier-Runacher veut mettre en oeuvre une écologie populaire
Reuters
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Agnès Pannier-Runacher veut mettre en oeuvre une écologie populaire
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De Catherine Vautrin, ministre du Partenariat avec les territoires et de la décentralisation à Valérie Létard, en charge du logement, le nom de Jean-Louis Borloo a été plusieurs fois cité ce 23 septembre dans la cour de l'hôtel de Roquelaure. Là même où, il y a 17 ans, il concoctait un Grenelle de l'Environnement qui a marqué l'histoire récente de la transition écologique.
Dans la foulée, les ministères de l'Environnement et de l'Equipement fusionnaient en un grand ministère de l'Ecologie chapeautant l'énergie, le logement et les transports. Autrement dit, « un ministère des infrastructures dans une perspective de transition », résume Sébastien Treyer, directeur général de l'IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales). Cette organisation, qui a permis aux structures administratives des différents services d'apprendre à travailler ensemble, est mise à mal pour la première fois dans le gouvernement Barnier.
Le précédent locataire de Roquelaure, Christophe Béchu, s'est d'ailleurs amusé qu'il faille trois personnes pour le remplacer : en l'espèce, les ministres de la Transition écologique, de l'Energie, du Climat et de la prévention des risques (Agnès Pannier-Runacher), du Logement (Valérie Létard), et des Transports (François Durovray).
Cette organisation risque-t-elle de freiner le développement de la « vision consolidée, transversale et étayée du chemin vers la neutralité carbone » pour laquelle la ministre de la Transition écologique elle-même a rendu hommage aux équipes de son prédécesseur ?
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Pour Benoît Leguet, directeur général d'I4CE - Institute for Climate Economics, il ne faut pas s'arrêter aux mots. « L'écologie ne concerne pas seulement l'énergie et la biodiversité, mais aussi le logement et les transports, ou encore l'industrie et l'agriculture, qui n'ont jamais été dans le giron du ministère », rappelle-t-il. La biodiversité n'est pas inscrite noir sur blanc dans le portefeuille d'Agnès Pannier-Runacher, mais elle est bien de son ressort. C'est même, lui a glissé Christophe Béchu, « l'un des combats essentiels qui vous attend. »
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