Quand l’IA se met au service de la bio-inspiration
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Les modes de communication entre les abeilles ou les fourmis ont servi d'inspiration au GPS.
CC0 Public Domain
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Les modes de communication entre les abeilles ou les fourmis ont servi d'inspiration au GPS.
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Comment trouver dans la nature des solutions pour réduire le bruit et les vibrations d'une hélice de bateau ? La start-up Asteria promet d'y parvenir en un temps record, et à l'issue d'une exploration quasi-exhaustive des mécanismes déjà inventés dans la nature.
Conceptualisée dès 1997 par l'Américaine Janine Benyus, la bio-inspiration, ou biomimétisme, consiste à s'inspirer du vivant pour reproduire des formes, des propriétés ou des process éprouvés par près de 4 milliards d'années de fonctionnement dans la nature. Des solutions qui, pour cette raison, présentent une efficacité et une sobriété incomparables en termes de poids, de consommation d'énergie ou d'utilisation de matière. C'est pourquoi le biomimétisme suscite un intérêt croissant dans un contexte de transition écologique. Par exemple, reproduire les propriétés des os d'oiseaux permet d'alléger des véhicules sans perdre en robustesse ; reproduire les propriétés de la peau de requin facilite les écoulements laminaires sur la coque d'un bateau, tout en empêchant les organismes marins de s'y installer ; s'inspirer de la communication entre fourmis ou abeilles, ou de la synchronisation des bancs de poissons est fort utile pour concevoir GPS et algorithmes de circulation des véhicules autonomes, etc.
Depuis dix ans, Ceebios, centre d'études et d'expertises en biomimétisme, accompagne des projets de transition écologique et sociétale inspirés du vivant. Né il y a quelques mois, Asteria est le fruit de sa rencontre avec l'accélérateur de projets bio-inspirés à impact Anima. La nouvelle structure a pour objectif de lever des fonds pour accélérer le déploiement du biomimétisme grâce à l'intelligence artificielle, ce que son statut de Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) interdit à Ceebios.
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« Le biomimétisme reste encore peu répandu et largement méconnu, confie à La Tribune Nicolay Tchakarov, co-fondateur d'Asteria, l'une des start-up de l'IA présente sur le salon Change Now, où elle s'est vue récompensée d'un prix "coup de coeur". Notamment parce que c'est un domaine d'autant plus complexe qu'il est totalement interdisciplinaire, à la croisée de la chimie, de l'optique, de la mécanique, de la biologie... » Mais, affirme-t-il, l'IA a suffisamment progressé pour permettre au biomimétisme de s'automatiser.
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