« Travailler sur le biomimétisme, c’est repenser le rapport au vivant et la dynamique économique » (Sidney Rostan)
David Medioni
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« Ce qui me manquait était double : d'abord un manque de marge de manœuvre et des choses qui traînaient trop, ainsi qu'une innovation passionnante mais que je trouvais trop encadrée »
confie Sidney Rostan qui, déjà, nourrissait des envies d'une aventure différente. Alors qu'il est entre deux emplois, un peu en recherche de ce qu'il pourrait faire, son colocataire Simon De Myttenaere, qui deviendra plus tard son associé, lui conseille de regarder une vidéo sur YouTube réalisée pour un rapport du CESE autour du biomimétisme.« Cela a été un déclic. En découvrant cette nouvelle matière, j'ai gagné une passion et en me documentant plus encore sur le sujet, j'ai pris conscience de l'ampleur des possibles que pouvait offrir le biomimétisme »
se souvient Sidney Rostan.À lire également
« une approche de la recherche et du développement qui consiste à s'inspirer de l'ingéniosité des mécanismes, des fonctions, des propriétés et parfois des comportements des organismes vivants pour l'innovation. On parle aussi de technologies bioinspirées ».
Passionné, le jeune entrepreneur, au fur et à mesure qu'il raconte l'histoire de sa découverte de la matière, s'enflamme :« Je me suis vite aperçu qu'il y avait une explosion du nombre de brevets déposés en la matière : +700 % entre 2000 et 2014 rien qu'aux États-Unis. La Chine était également très en pointe sur ces questions, mais l'Europe était un peu à la traîne. Je ne comprenais pas la réticence des industriels à s'emparer du sujet, alors que la nature, avec ses 3,8 milliards d'années d'évolution fourmille de solutions performantes et innovantes qui sont autant d'outils pour appréhender les transformations actuelles du monde. »
Ce décalage entre le dynamisme des États-Unis et de la Chine va l'amener à développer sa touche personnelle.« Tout ce que je lisais, écoutais et entendais en France sur le sujet était très intéressant, très inspirant, mais trop philosophique et pas très concret »,
se remémore-t-il.David Medioni
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