Bonnet d'âne pour les valeurs bancaires

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Le secteur enregistre les pires performances dans un climat de défiance généralisée. Au grand dam de certains établissements qui clament leur bonne santé financière.

S'il est un secteur que les boursiers ont massacré en Bourse en 2011, c'est bien celui des bancaires. A tel point, que nulle banque, ou presque, ne figure dans le vert au regard du 1er janvier. Et les pires performances sont, au contraire, "trustées" par tous ces établissements qui, à partir du mois d'août, n'ont cessé d'accaparer les feux de la rampe, au rythme des dérives budgétaires des différentsa pays de la zone euro et des annonces politiques pour tenter d'endiguer la crise.

Le bilan est lourd. Aux Etats-Unis, Bank of America ferme ainsi le peloton de l'Indice Dow Jones avec une chute de 60,3% quand JP Morgan cède 23%. En Europe, c'est également une banque qui enregistre la pire performance de l'indice Stoxx 600, en l'occurrence Bank of Ireland avec un repli de 78,5%.

Sur le SBF 120 français, la lanterne rouge revient à Dexia avec une chute vertigineuse de... 87,6 %. Mais que dire des pertes de 58,5 % de la Société Générale, de 54,8% du Crédit Agricole, de 44% de Natixis ou de 37,8% de BNP Paribas, sinon qu'elles reflètent parfaitement le rejet des investisseurs pour ces établissements. Un rejet globalisé, les intervenants mettant dans le même panier, les établissements les plus fragiles comme les plus solides. Il faut dire que le secteur financier a cumulé les mauvaises nouvelles. Car, au-delà de la lourde problématique de la dévaluation des obligations souveraines détenues par les banques, s'est ajoutée celle de la mise en place de Bâle III, impliquant de nouveaux critères de fonds propres. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, l'affaiblissement des marchés financiers a gelé tous les projets d'investissements et de fusions-acquisitions des entreprises, réduisant d'autant l'activité des branches BFI des principaux acteurs. D'où la décision de la plupart des mastodontes bancaires de tailler dans ce domaine d'activité.

Actuellement, bon nombre d'établissements bancaires valent moins que leurs actifs en Bourse. Une aberration qui ne semble pourtant pas émouvoir plus que cela les financiers. Lesquels ne sont guère optimistes sur leur potentiel de reprise, même après la contre-performance de 2011.

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