Denis Lavant, l'hyperactif poétique
Armelle Héliot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

« Les Crabes », de Roland Dubillard,
© LTD / Maya Mercer
Armelle Héliot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

« Les Crabes », de Roland Dubillard,
© LTD / Maya Mercer
Il a sa manière de saluer, qui n'appartient qu'à lui et qui dit tout de sa dévotion aux poètes et aux spectateurs. Main droite sur le cœur, et geste tournoyant du bras tandis que le corps se ploie. Le salut à la mousquetaire d'un homme qui s'est mis tout entier au service d'un art de la transmission et du partage. Il a gardé les vertus de son jeune âge : une présence forte, une intelligence profonde des textes et des rôles, une énergie d'athlète, une mobilité éblouissante. Et cette façon de dire, cette voix venue des entrailles, puissante et grave, et qui monte en aigus pour mieux dire le monde et laisser palpiter les personnages qu'il incarne, ces mots des poètes qui lui sont si chers.
À lire également
Denis Lavant est unique. Théâtre, cinéma, télévision, clips, textes avec musique, il n'a jamais cessé d'être au front depuis l'orée de ses 20 ans, et sans compter ses années de formation. « J'étais embarrassé de la parole », ainsi qu'il le dit joliment. Il admire Marcel Marceau et son immortel Bip, comme il aime les grands burlesques du muet tels Max Linder, Buster Keaton et ce génie de Charlie Chaplin. Il a suivi sa grande sœur qui faisait du théâtre au lycée. « L'expression corporelle me convenait, librement, sans technique. Puis j'ai travaillé avec des anciens élèves de l'école de Jacques Lecoq. J'inventais de petites pantomimes. Pour moi, le Baptiste de Jean-Louis Barrault dans Les Enfants du paradis était un idéal. » La Rue Blanche, le Conservatoire : il va emprunter la voie royale des jeunes comédiens. Mais en ce temps-là, il s'éclipse pour expérimenter la vie de troupe en rejoignant un moment, en Belgique, Les Baladins du miroir. Et, très vite, il est sur les grands plateaux.
Armelle Héliot
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier