• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune Dimanche

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports
Logo La Tribune Dimanche
  • Politique
  • Dans le monde
  • Dimanche eco
  • Culture et tendances
  • Opinions
  • Société
  • Planète
  • Sports

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune Dimanche

RECHERCHER

Loupe

LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la unePolitiqueDans le mondeDimanche eco
  • Cinéma & écrans
  • Mode & luxe
  • Livres
  • Musique
  • Gastronomie & sorties
  • Régions
OpinionsSociétéPlanèteSports
Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
Événements
La Tribune DimancheCulture & Tendance

Hugo Roellinger : le jeune chef et la mer

Photo de Charlotte Langrand

Charlotte Langrand

Publié le 30 juin 2024 à 03:05 - Mis à jour le 02 avril 2025 à 10:22

Le trentenaire aime « émerveiller les gens, les éveiller à la nature par la sensation ». À droite, Le Coquillage, table étoilée du Château Richeux.

Le trentenaire aime « émerveiller les gens, les éveiller à la nature par la sensation ». À droite, Le Coquillage, table étoilée du Château Richeux.

© LTD / ANNE CLAIRE HÉRAUD ; ROMAIN BASSENNE

La Tribune Dimanche

N146 ● 19 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

LinkedIn
Facebook
Instagram
WhatsApp
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Près de Cancale, le cuisinier déploie une gastronomie, issue de sa passion pour l’océan. Son restaurant, "Le Coquillage", décroche une troisième étoile au Michelin 2025.

[article publié le 30 juin 2024, mis à jour le 31 mars 2025]

Ici plus que nulle part ailleurs, la mer attire l'œil d'emblée par sa beauté presque effrontée et son immensité, omniprésente. Ses lignes se confondent avec celles du ciel dans un facétieux jeu de miroirs. Chaque jour, une marée colossale entre et sort de cet estran breton où le Mont-Saint-Michel, au loin, s'amuse à jouer les mirages, tantôt caché dans la brume, tantôt clair et fier. À Saint-Méloir-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), village situé à quelques encâblures de Cancale, le Château Richeux surplombe ce spectacle vertigineux.

A LIRE AUSSI

Le cappuccino, un martyr français

Dans cette belle bâtisse de 1920, une des plus précieuses familles de cuisiniers de France, les Roellinger, a choisi de vivre en harmonie avec cette nature puissante : d'abord, en 2008, le chef Olivier et sa femme, Jane, ont rendu leurs trois étoiles au Michelin et fermé leur restaurant de Cancale pour vivre plus sereinement, loin des concours gastronomiques et plus près des... fées : « Elles naissent ici, nous avait déjà confié l'ancien chef, engagé contre "l'agrochimie dans nos assiettes" ou pour la préservation des semences paysannes et des ressources de la mer. Je discute souvent avec elles et elles me le rendent largement. »

Depuis plus de dix ans, c'est à son fils Hugo et la femme de celui-ci, Marine, que ces magiciennes ont offert l'hospitalité. Cet enfant du pays a choisi en 2012 d'abandonner sa carrière d'officier de marine marchande pour devenir cuisinier et poursuivre ce que ses parents ont construit. Quoi de plus naturel que de cuisiner ici, le nez planté dans l'horizon, pour ce trentenaire passionné de voile qui ne quitte ses fourneaux que pour aller surfer, nager, naviguer et s'occuper de ses filles ? À voir ses yeux scintiller quand il parle de l'océan, on se dit que cet homme a dû être un poisson dans une autre vie ! Il respire au diapason des saisons, de la mer et des esprits. « C'est naturel pour moi : mes parents me parlaient des fées, de druides, de la force tellurique des choses, raconte-t-il. J'ai donc une spiritualité assez large et, en cuisine, j'essaie aussi d'éloigner les gens de leur côté cartésien pour les emmener dans une sensibilité, dans la beauté de cet endroit, que je veux mettre en lumière à travers mes plats. »

« Je recherche une forme de pureté »

Au Coquillage, le restaurant du château, sa partition est organique et fait corps avec l'estran : une cuisine d'épices, celles que son père - puis sa sœur Mathilde - a magnifiées pendant des années ; de liquides, avec une vraie science des vinaigres, des bouillons, des infusions ; écologique, avec les produits d'une agriculture raisonnée et locale ; humaine, par sa relation quasi affective avec ses petits producteurs ; marine, par la magie des algues, sa grande passion : « C'est la colonne vertébrale de ma cuisine, elles sont la mémoire de la mer et de la lune, explique-t-il. J'en fais des bouillons, des vinaigrettes, des huiles, et je les fais aussi sécher, car elles s'affinent comme un vin. » Cette cuisine instinctive et engagée, le chef l'a couchée pour la première fois dans un livre, à paraître à la rentrée (lire ci-contre).

D'aucuns pourraient penser que le propos est attendu tant certains chefs usent et abusent de la mise en avant d'une néocuisine en circuit court pour séduire le consommateur : avec Hugo, ils auront tout faux. Dans son menu surprise servi en treize services, aucun fléchage de sourcing ni aucune tirade du personnel en salle ne vient souligner l'engagement écologique du chef : Hugo Roellinger ne « pense » pas la nature, il en restitue la quintessence sans jamais le crier sur les toits. « Pour moi, faire une cuisine militante, ce n'est pas dire que j'ai utilisé des produits locaux, c'est émerveiller les gens, les éveiller à la nature par la sensation, précise-t-il. Je recherche une forme de pureté, je regarde comment la lumière traverse le liquide pour obtenir une limpidité qui aboutit à des goûts presque cristallins. »

Newsletter

La Tribune Dimanche

Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.

Illustration de la newsletter La Tribune Dimanche

Etoiles Michelin

Dans le menu, cette cuisine bonne pour le corps et la planète arrive par vagues successives, sous des noms pleins de symboles : on commence par une « eau-de-vie », un kéfir à la cerise et algues dulce ; on plonge dans l'« angélique », une huître raidie avec chou-rave, radis, asperges crues et fleurs de myosotis ; on se régale du « refuge des fées », des févettes au caviar, jaune d'œuf confit aux cidres et aux épices et fleurs de sureau, dans un bouillon de cosses de petits pois-shiso... Les langoustines s'accommodent d'épinards et d'oseille sauvage à la muscade, et le homard d'une sauce cacao avec des pinces grillées au feu de bois, au girofle et au cumin... « J'utilise souvent les aromatiques du jardin et je joue avec le "floral" : pour étoffer le spectre du goût et créer des nuances, on peut associer un vinaigre de rose à une huile de rose brûlée, de lilas ou de pivoines, détaille-t-il. On peut jouer ainsi avec tout, c'est infini ! Ce qui est intéressant, c'est que, comme un parfum avec la peau, un bouillon ou une infusion ne va pas "répondre" à la chair d'une langoustine ou d'un homard de la même façon. »

Pas étonnant que le cuisinier ait pris dans ses filets deux étoiles Michelin, en attendant une nouvelle consécration. Pourtant, celui qui a appris son métier dans les prestigieuses maisons Bras, Troisgros, Guérard ou Gagnaire n'a jamais renié ses principes pour plaire à tout le monde. « Ma cuisine n'est pas très technique, estime-t-il. Mais je veux amener dans l'assiette un produit le plus frais et vivant possible : ma cuisine est immédiate, elle ne "voit pas les frigos" : le soir, je ne fais aucun stock afin de préserver le "vivant" et l'énergie. C'est une organisation compliquée, mais pour moi, la technique, c'est travailler sans frigo ou réaliser un assaisonnement ou un bouillon parfaits. »

«J'ai un peu chamboulé les clients»

Les clients ont dû s'adapter à cet engagement tranché, cette sacrée révolution en cuisine qu'Hugo a menée, après son père : « J'ai un peu chamboulé les clients et mes équipes, c'est vrai. J'ai d'abord supprimé la viande, puis certains plats "institutionnels" de mon père, ensuite le chariot de desserts, et je suis passé au menu unique ! Mais j'ai expliqué ma démarche, qui n'est pas celle de "provoquer pour provoquer". La très grande majorité a compris et a été conquise ! » Le chef sait aussi donner dans le « classique » de bord de mer : dans son bistrot, ouvert l'année dernière à Cancale, le cuisinier envoie des soles meunières, du turbot cuit sur arêtes, des langoustines mayonnaise et même quelques pièces de viande !

Cette philosophie de vie se retrouve aussi à la Ferme du Vent, bâtie au milieu du champ
mitoyen : un luxe jamais ostentatoire, où les chambres sont face à la mer, avec pour compagnie juste le bruit du vent dans les herbes hautes, le spectacle de la marée et de leurs trois belles vaches écossaises. Le mois dernier, Hugo Roellinger a quitté ce paradis pour une expérience qui l'a profondément marqué : escorter la flamme olympique jusqu'en Guadeloupe. Une transatlantique comme il en a toujours rêvé, sur le trimaran d'Armel Le Cléac'h, en compagnie de Marie-José Pérec et d'Alexis Michalik... « On est partis de Brest devant des milliers de personnes, 300 bateaux, l'hélicoptère de l'armée, les canons à eau et une belle lumière rasante, se souvient-il. On avait tous les larmes aux yeux. Un quart d'heure après, on était tout seuls, à 30 nœuds, on volait sur l'eau. C'était super fort : peu de sommeil, les bruits du bateau et, pendant quatre jours, pas de dauphins ni d'oiseaux... rien que l'immensité liquide et nous. » La mer, encore et toujours.

À lire également

  • Chronique de François Simon : Schisme au Ritz
  • La recette de la semaine : le melon rôti
  • Le bouleau, fontaine de jouvence

UN CRÉATEUR À PART PREMIER LIVRE

« Au début de tout, un liquide, c'est mon ingrédient premier. Le liquide est un capteur. Non seulement il peut saisir une saveur et un parfum, mais aussi la fugacité d'un moment, d'une saison, d'un lieu. » Avec ce premier livre, Hugo Roellinger évite tous les écueils du livre « classique » de chef et expose sa vision à part de la cuisine, celle d'un vrai créateur de sensations, engagé pour la nature et la mer. À travers un dialogue avec l'autrice Ryoko Sekiguchi, 70 recettes de plats sont « contées », comme dans l'ancien temps, et 50 recettes de « liquides » (vinaigres, huiles, bouillons...) sont, elles, détaillées. À la fois manuel de chimie, collection de reportages dans l'artisanat local et roman graphique (il est accompagné des photos argentiques d'Anne-Claire Héraud), c'est une plongée dans cette cuisine comme dans la tête d'un des chefs les plus engagés et créatifs, qui invente une véritable « cuisine du vivant ».

Correspondances, en précommande dès maintenant sur maisons-de-bricourt.com 
Sortie fin septembre dans les librairies agréées à Paris, Cancale et Saint-Malo.

Charlotte Langrand

Sur le même sujet

Porté par Jean-Louis Guilhaumon, ce professeur de collège et politicien avisé qui est lui-même à l'origine de Jazz in Marciac dès 1978, ce projet structurant de 1 million d'euros a été conçu durant la pandémie de Covid.
Gastronomie & Sorties

Jazz in Marciac : le pôle culturel et touristique, nouveauté de l'édition 2026

Découvrez le deuxième épisode de notre série « Affaires de famille » sur l'épopée de la maison de champagne Roederer.
Dimanche Éco

Histoires de famille (2/7) – La maison de champagne Roederer, des bulles à l’épreuve du temps
Premium

Vue depuis le fleuve vers la tour résidentielle Karlatornet s'élevant sur la colline de Slottsberget à Göteborg.
Gastronomie & Sorties

Un été en Suède : optez pour la douceur de Göteborg plutôt que Stockholm

L'équipe espagnole célèbre la victoire en soulevant le trophée de la Coupe du Monde.
Sports

Finale du Mondial 2026 : beaux vainqueurs et mauvais perdants
Premium

Isabelle Huppert dans « Oiseau ».
Gastronomie & Sorties

« Oiseau », « Fake », « Pépée, une histoire sans chute »... Ce qu'il ne faut pas manquer lors du 80e Festival d'Avignon

Victor Campenaerts, de la Team Visma-Lease a Bike, lors de l'étape 8 du Tour de France 2026, à Périgueux.
Sports

Vlogs, podcasts, carnets de route… comment les coureurs racontent leur Tour de France de l'intérieur
Premium

Brice Soccol, politologue et essayiste, auteur de "L'écharpe et les tempêtes", coécrit avec Frédéric Dabi et publié aux Editions de l'Aube.
Opinions

OPINION. « La France manque-t-elle vraiment de cohésion… ou d’un récit commun ? », par Brice Soccol, politologue et essayiste

Le professeur Olivier Guerin dans son bureau du CHU de Nice en décembre 2025.
Société

Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »
Premium