LA SEMAINE DE PHILIPPE VANDEL : je ne suis pas de mon avis
La Semaine De Philippe Vandel
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Philippe Vandel
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La fin de l'année approche. C'est l'heure des bilans : il est temps de se pencher sur ses faiblesses. Pour moi : la politique. C'est à n'y rien comprendre.
📺 Les chaînes d'info sont en toupie. La loi immigration a été adoptée mardi par l'Assemblée nationale (349 voix pour, 186 contre). Après avoir été retoquée par l'Assemblée nationale (oui, la même) par une motion de rejet une semaine plus tôt. Dans le flou, j'applique la tactique du gendarme : je confronte les faits et les déclarations. Accrochez-vous.
🔀Le Rassemblement national revendique « une victoire idéologique ». L'Élysée salue « une victoire totale du président ». Quelle victoire est vraiment victorieuse ? Qui pense ce qu'il dit ? Qui dit ce qu'il pense ? Élisabeth Borne se réjouit : « La majorité a fait bloc, la manœuvre du RN a échoué. » Ah oui ? Parmi les députés de la majorité, entre les votes contre et les abstentions, il a manqué 59 voix sur 251. Tu parles d'un bloc soudé !
↪ À gauche de la gauche, La France insoumise dénonce le franchissement d'une ligne sacrée : la Macronie a voté avec le RN (et Les Républicains). Exact, mais une semaine plus tôt, LFI a voté la motion de rejet avec le RN (et Les Républicains) ; puis fêté ce résultat. Avant de le dénoncer. Car ce rejet a débouché sur la CMP - commission mixte paritaire -, qui a alors bricolé un compromis à partir du texte du Sénat, bien plus à droite que le projet initial, dont LFI voulait encore moins. Comme on dit dans le Périgord : c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses.
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🔁 Mercredi soir, Emmanuel Macron assurait sur France 5 que la loi était « une défaite pour le Rassemblement national ». On se demande alors pourquoi le président de la République (et sa Première ministre) compte maintenant sur le Conseil constitutionnel pour censurer des mesures qu'ils ont fait voter. Sur France Inter, Éric Ciotti a résumé le pari du chef de l'État : « Donner le sentiment qu'il s'oppose à une loi qu'il a lui-même proposée. » Ça va même au-delà du sentiment : mardi, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait enjoint aux sénateurs d'adopter un texte qui comporte des mesures « manifestement et clairement contraires à la Constitution ». C'est absurde ? C'est pas fini.
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