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Rémi Jacob
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Marie Colomb, héroïne de « Follow ».
© LTD / Federation Studios
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Marie Colomb, héroïne de « Follow ».
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Adepte des réseaux sociaux, un tueur sévit dans Paris. Haletant.
À 28 ans, Léna vient d'être recrutée comme community manager au sein du département communication de la préfecture de police de Paris. Pas franchement le job dont elle rêvait. Mais qu'importe, toute expérience est bonne à prendre pour cette provinciale qui ne lâche jamais son smartphone plus de cinq minutes.
À quelques bureaux d'elle, des policiers traquent un tueur en série qui sévit dans la capitale. Son modus operandi : utiliser les réseaux sociaux pour mettre en scène ses crimes et déstabiliser les enquêteurs. L'expertise numérique de Léna va l'amener à travailler sur cette affaire. Quitte à se mettre grandement en danger en acceptant de communiquer avec le tueur.
Minisérie en six épisodes primée lors du dernier festival de la fiction de La Rochelle, Follow nous embarque au cœur d'un jeu de piste macabre sur fond de manipulation. « Je voulais faire le procès des réseaux sociaux car j'ai une sérieuse dent contre eux, confie Victoire d'Aboville, créatrice et productrice de la série. En postant des contenus sur sa vie privée, on peut sans s'en rendre compte fournir des informations à de possibles prédateurs. Quand l'affaire Guy Georges a eu lieu, j'avais 10 ans. Aurait-il opéré différemment aujourd'hui avec les réseaux sociaux ? Probablement. J'ai également voulu montrer à quel point ils sont le symptôme de la "narcissisation" de notre époque. »
Menacée et menaçante
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Tournée au cœur de Paris - avec en bonus la visite des catacombes -, la série brille par ses décors. Mais on retiendra surtout la qualité de jeu des acteurs, en particulier Marie Colomb, qui interprète l'héroïne. « Son personnage n'était pas facile car il devait avoir une très forte part de mystère, décrit la productrice. Léna est ambivalente, car elle est menacée mais également menaçante. Avec elle, on a l'impression que tout peut basculer d'une seconde à l'autre. Dès ses premières scènes, j'ai compris que c'était gagné. » Avant même sa diffusion sur France 2, la série a été postée au cœur de l'été sur la plateforme France.tv, où elle a déjà été vue près de 2 millions de fois. Un succès mérité, malgré quelques légères facilités scénaristiques rapidement oubliées.
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