« On fait partie de la vie des Français » (Laurent Kérusoré, acteur dans « Plus belle la vie »)
Rémi Jacob
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Laurent Kérusoré dans le rôle de Thomas Marci.
© Nédim Irm
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LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous êtes l'une des figures historiques de la série. Qu'avez-vous ressenti quand vous avez su qu'elle allait redémarrer ?
LAURENT KERUSORE - Beaucoup de joie ! Vous savez, j'ai vécu violemment son arrêt. Cela faisait près de dix-huit ans que je jouais dedans. C'est ce que j'ai eu de mieux dans ma vie. J'ai ressenti également beaucoup de tristesse chez les fans. Certains venaient me voir en pleurs dans la rue car on faisait partie de leur vie. Dans notre société si violente, cette série est très rassurante. C'est comme un doudou. Et je trouve cela merveilleux que TF1 ait voulu la faire renaître.
Comment expliquez-vous cet attachement si fort du public ?
Cela tient beaucoup aux thèmes abordés. Plus belle la vie parle des problèmes du quotidien des Français. Mais elle s'aventure aussi sur des sujets de société plus « lourds ». C'est ce savant équilibre qui plaît aux téléspectateurs. Dans de nombreux foyers, il y avait un réflexe à l'heure de Plus belle la vie. Dès que le générique démarrait, les gens se réunissaient devant la télé puis débriefaient ensemble à la fin de l'épisode. Je suis heureux qu'ils puissent nous retrouver après cette pause d'un an.
Votre personnage est homosexuel. A-t-il contribué à faire évoluer les mentalités ?
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Je le pense sincèrement. En 2005, lorsqu'il est arrivé au Mistral, Thomas a tout de suite dit « je veux me marier ». C'est ce qu'il a fait dans un épisode en 2013, juste après la loi sur le mariage pour tous. Il a également adopté des enfants. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de lettres que j'ai reçues de parents de jeunes homosexuels. Beaucoup m'ont expliqué que je les avais aidés à comprendre leur propre enfant. C'est très émouvant.
Rémi Jacob
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