Radio : « Les Grandes Gueules », vingt ans qu’ils l’ouvrent !
Rémi Jacob
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De gauche à droite, Olivier Truchot et Alain Marschall, le 25 janvier.
LTD /LTD/Eliot Blondet/Abaca Press
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De gauche à droite, Olivier Truchot et Alain Marschall, le 25 janvier.
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Lundi 30 août 2004, 11 heures tapantes. Dans le studio principal de RMC [devenue depuis propriété, comme La Tribune Dimanche, de CMA CGM], Alain Marschall donne le coup d'envoi des Grandes Gueules aux côtés de son acolyte Olivier Truchot. D'emblée, il affiche la couleur. « Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin du débat d'opinion. » Autour de la table, trois personnalités au verbe haut : Jacques Maillot, président d'Eurotunnel, le Marseillais Karim Zeribi, président d'un club de réflexion sur la citoyenneté, et Bernard Debré, chirurgien et député. Leur point commun : ne pas être journaliste.
« C'était la première fois en France qu'on réunissait des personnes de la société civile, avec un métier, pour les faire débattre entre elles », rembobine Olivier Truchot, dont l'ex-femme a eu l'idée du nom de l'émission, malgré quelques réticences au départ en interne. « Ça pouvait être perçu comme péjoratif, on avait également peur d'être confondu avec Les Grosses Têtes. » Quelque 6 040 émissions et des milliers de coups de gueule plus tard, « Les GG » - comme l'appellent ses fidèles - est devenu l'un des programmes les plus écoutés de France, avec en moyenne 1,2 million d'auditeurs chaque jour entre 9 heures et midi et un podcast qui affole les compteurs (4,4 millions de téléchargements en juin). Depuis 2016, le talk-show est également diffusé avec succès à la télévision sur RMC Story (« On avait peur que nos "GG" soient moins naturelles avec les caméras, mais ça n'a pas été le cas », notent Alain Marschall et Olivier Truchot). Le 17 octobre, la chaîne de la TNT proposera un prime time spécial pour célébrer ces deux décennies de débats rythmées par la faconde et l'avis tranché des chroniqueurs.
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« Cette réussite s'explique par le fait qu'on a toujours évité l'entre-soi, en réunissant des personnes aux opinions différentes qui ne se seraient probablement jamais rencontrées, confie Olivier Truchot. On est l'une des seules émissions à faire ça. Sur CNews, par exemple, les gens pensent un peu tous la même chose. C'est pareil dans Quotidien. » Pour Alain Marschall, l'émission ressemblerait à s'y méprendre au bon vieux repas de famille du dimanche.
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