Rentrée littéraire : le « Bien-être », selon Nathan Hill

Anna Cabana
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Nathan Hill dévoile son dernier roman « Bien-être » aux éditions Gallimard.
LTD/Francesca Mantovani/Gallimard/opale.photo

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Nathan Hill dévoile son dernier roman « Bien-être » aux éditions Gallimard.
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La nuance, ça se travaille. Sept ans séparent la sortie de Bien-être, le nouveau roman-fresque de Nathan Hill, de son premier roman qui fut salué dans le monde entier, Les Fantômes du vieux pays. Après pareille entrée sur la scène littéraire internationale, le quadragénaire a pris le temps de revenir en force - et en ironie. Bien-être est un vertige. Ça commence par un coup de foudre silencieux à Chicago, dans un jeu de miroirs presque littéral, quarante pages éclatantes qui introduisent un roman urbain digne des grands - aurait-on trouvé le successeur de Philip Roth, le plus merveilleux entremêleur de l'intime et du politique ?
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Nathan Hill commence par faire mine de s'enivrer de l'Amour majuscule - et on s'y laisse prendre, c'est exquis, on n'attendait que cela, de toute façon on n'attend jamais que cela. Dans le cas d'espèce : que le jeune homme et la jeune femme qui, soir après soir, chacun dans son vieil immeuble de part et d'autre d'une ruelle étroite, se regardent à l'insu l'un de l'autre - et tour à tour - par la fenêtre finissent par se parler. « Elle s'appelle Elizabeth, elle vient de Nouvelle-Angleterre. Il s'appelle Jack, il vient de Great Plains. Il étudie la photographie à l'Art Institute. Elle est à DePaul, en psychologie cognitive, mais étudie aussi l'économie comportementale, et la biologie de l'évolution, et les neurosciences. »
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