Jeudi, La Liste a révélé son classement mondial des 1 000 meilleures tables au monde. Un rangement un brin opaque, dans la lignée des classements concurrents qui laissent songeur...
1 - Tout cela a commencé avec le guide américain de Tim et Nina Zagat (1979) s'appuyant sur les avis des consommateurs. L'arrivée à Paris en 2002 fut moins probante, car la capitale manqua comme prévu de sérieux avec un bidonnage lassant où se jouèrent les jalousies commerciales, les faux compliments voire les petites phrases assassines émanant du voisinage et déclarant « fermés depuis peu » d'innocents restaurants. Les résultats furent tout de même étranges puisque la palme du restaurant préféré des Parisiens revenait régulièrement au Taillevent, fréquenté, que l'on sache par un petit noyau dur de puristes fortunés.
2 - Le magazine Restaurant prit la relève en 2002 avec un jury sommaire composé d'Anglais et de Canadiens. Il fit sensation en nommant El Bulli (Espagne) meilleur restaurant au monde. En quelques années, améliorant ses panels mais restant discutable dans ses orientations, préférant la notoriété et la novation aux talents purs mais plus discrets et surtout récompensant régulièrement les villes invitantes en inscrivant illico les tables locales dans son classement, le 50 Best Restaurants, solidement sponsorisé, il allait régulièrement mettre les nerfs des chefs français à rude épreuve...