Le FMI appelle à de nouvelles mesures pour réduire le déficit

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Elles permettraient à la France de tenir l'engagement de le ramener à 3 % du PIB en 2013.

C'est avec un certain soulagement que le gouvernement a accueilli mercredi le rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI) sur l'économie française. L'institution dirigée maintenant par Christine Lagarde juge en effet globalement crédible la stratégie en matière des dépenses publiques concoctée par Bercy. La partie n'est pas complètement gagnée, estime néanmoins le FMI. En effet, si les prévisions de croissance du Fonds dépassent légèrement celles du gouvernement, pour l'exercice 2011 (2,1 % contre 2 %), elles sont légèrement moins optimistes pour les années suivantes. À Bercy, on vise une augmentation de l'activité de 2,25 % et 2,5 % en 2012 et en 2013. À Washington, on anticipe des hausses de PIB respectives de 1,9 % et 2 %. Résultat, le Fonds table sur un déficit public de 5,7 % du PIB fin 2011, 4,8 % fin 2012, 3,8 % fin 2013 et 2,9 % fin 2014. L'objectif visé par Bercy d'atteindre les 3 % du PIB ne serait donc pas atteint en 2013 mais en 2014.

Si le ministère de l'Économie veut absolument tenir ses engagements de réduction de déficit pris auprès de Bruxelles, il devra se résoudre à prendre des initiatives plus radicales que celles déjà prévues, comme un nouveau coup de rabot appliqué aux 506 niches fiscales existantes. S'il veut des pistes pour stimuler les recettes ou réduire les dépenses de l'État, François Baroin pourra toujours se plonger dans ce rapport qui, année après année, suggère à la France de lancer un certain nombre de réformes structurelles, jusqu'ici en vain, pour accroître la flexibilité du marché du travail et faciliter ainsi, son accès aux jeunes et aux seniors, et continuer à renforcer la concurrence dans les secteurs des services.

La question de la règle d'or est aussi abordée dans ce texte. Le FMI insiste sur l'intérêt de cette dispostion qui prévoit l'inscription dans la Constitution d'un retour à l'équilibre budgétaire. En France, ce débat est désormais au centre de la bataille politique.

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