Grande-Bretagne: Bailey (BoE) juge nécessaire une forte hausse des taux face à l'inflation
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Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, à Londres
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Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, à Londres
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WASHINGTON (Reuters) - Une hausse des taux d'intérêt plus forte qu'initialement prévu pourrait être nécessaire pour juguler l'inflation en raison des importantes aides publiques dans l'énergie accordées aux ménages et aux entreprises, ainsi que des projets de réduction d'impôts du gouvernement, a déclaré samedi Andrew Bailey, le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE).
"Nous n'hésiterons pas à relever les taux d'intérêt pour parvenir à l'objectif souhaité en matière d'inflation", a-t-il dit lors d'un événement en marge des réunions du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.
"Et, dans l'état actuel des choses, à mon avis, les pressions inflationnistes nécessiteront une réponse plus forte que nous ne le pensions peut-être en août", a-t-il ajouté.
La prochaine réunion de politique monétaire de la BoE est prévue le 3 novembre et de nombreux investisseurs estiment que la banque centrale pourrait à cette occasion porter ses taux de 2,25% à 3%, voire 3,25%, un rythme nettement plus soutenu que les précédentes augmentations.
La BoE va étudier l'impact du programme de soutien énergétique du gouvernement et de la déclaration budgétaire du nouveau ministre des Finances Jeremy Hunt prévu le 31 octobre, a précisé Andrew Bailey.
"Le MPC (le Comité de politique monétaire) répondra à toutes ces informations lors de sa prochaine réunion dans un peu moins de trois semaines", a-t-il dit. "C'est la bonne séquence à mon avis. Nous connaîtrons alors toute la portée de la politique budgétaire", a-t-il ajouté.
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Le Royaume-Uni est plongé dans une tourmente financière depuis que l'ancien ministre des Finances Kwasi Kwarteng, remplacé vendredi par Jeremy Hunt, a présenté fin septembre un "mini-budget" prévoyant des baisses d'impôts et des aides aux ménages et aux entreprises sans préciser le financement de ces mesures.
Cela a entraîné une chute de la livre sterling et une envolée des rendements des emprunts d'Etat, contraignant la Banque d'Angleterre à intervenir en urgence.
La Banque d'Angleterre a mis fin vendredi à son programme d'urgence d'achats d'obligations.
Jeremy Hunt de son côté a déclaré samedi que le gouvernement allait relever certains impôts et dépenses publiques, tout en mettant en garde contre des décisions difficiles à prendre pour restaurer la crédibilité de la politique économique du pays.
(Reportage William Schomberg et Michael Holden à Londres; version française Claude Chendjou)
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