Dassault est parvenu à un accord avec Airbus sur le SCAF, dit son PDG au Figaro

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Des maquettes de l'avion de combat du futur (scaf)[reuters.com]
(Crédits : Charles Platiau)

PARIS (Reuters) - Dassault Aviation et Airbus sont tombés d'accord sur le développement de l'avion de combat du futur (SCAF), déclare le PDG de Dassault, Eric Trappier, dans une interview accordée au Figaro.

Cet accord industriel, que Dassault avait démenti à deux reprises ces dernières semaines, après des annonces de Berlin, puis de la Première ministre française Elisabeth Borne, doit être formellement signé dans les prochains jours et approuvé par les trois Etats - France, Allemagne et Espagne - participant au projet.

"Tant que l'accord industriel n'était pas conclu, il était prématuré de l'annoncer. Aujourd'hui, c'est fait, donc nous pouvons le rendre public", déclare Eric Trappier au Figaro.

"Il ne reste plus que la signature formelle des contrats d'ici à quelques jours", ajoute-t-il.

L'accord porte principalement sur l'avion de combat de nouvelle génération (NGF), qui est au coeur du projet SCAF comprenant aussi des drones et des systèmes de combat, pour lequel le rôle de chef de file de Dassault est réaffirmé, dit Eric Trappier, qui précise en avoir informé le président Emmanuel Macron et son ministre des Armées.

Il permet aux industriels d'entrer dans une nouvelle phase du projet SCAF prévoyant notamment le développement d'un démonstrateur de vol.

"Nous allons pouvoir entrer dans l'exécution de la nouvelle phase d'études, dite 1B, qui doit préparer le développement d'un démonstrateur, qui devrait voler vers 2029", indique ainsi Eric Trappier.

"C'est un projet ambitieux puisqu'il s'agit de préparer le successeur du Rafale, qui sera opérationnel après 2040. Dans l'intervalle, le Rafale continuera à évoluer et à être commercialisé", explique le dirigeant.

(Rédigé par Tangi Salaün et Blandine Hénault, édité par Nicolas Delame et Kate Entringer)

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