L'UE s'accorde sur l'aide militaire à l'Ukraine et les sanctions contre l'Iran
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Le siege de la commission europeenne a bruxelles
YVES HERMAN
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Le siege de la commission europeenne a bruxelles
YVES HERMAN
par Sabine Siebold et John Irish
BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont entendus lundi pour octroyer une nouvelle aide militaire à l'Ukraine et pour imposer des sanctions à l'Iran en raison de la répression des manifestations et de la livraison de drones de combat à la Russie.
Le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, s'est par ailleurs dit confiant dans le fait que les Vingt-Sept s'accorderaient d'ici la fin de la semaine sur un neuvième train de sanctions contre la Russie.
Pour l'heure, le gouvernement hongrois s'oppose toujours à l'adoption de mesures de rétorsion supplémentaires contre Moscou, en exigeant au préalable le déblocage de fonds du plan de relance européen bloqués par Bruxelles pour contraindre Budapest à lutter davantage contre la corruption.
"C'est une espèce de diplomatie de chantage que nous préférerions ne pas voir mais c'est de cela qu'il s'agit", a déploré un diplomate européen.
Un accord a en revanche été plus facile à trouver sur l'Iran et l'UE "prendra toutes les mesures possibles pour soutenir les jeunes femmes et les manifestants pacifiques", a assuré Josep Borrell.
Les Vingt-Sept ont adopté pour cela des sanctions (gel des avoirs et interdiction de voyager) contre "une entité et 20 individus responsables de violations graves des droits de l'Homme".
Les Gardiens de la révolution, unité d'élite des forces de sécurité iraniennes, figurent dans cette liste, a indiqué la cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock.
"Nous visons en particulier ceux qui sont responsables des exécutions, de la violence contre des innocents (...) il s'agit notamment des Gardiens de la révolution", a-t-elle dit aux journalistes.
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SOUTIEN À L'UKRAINE
L'Iran a procédé ce lundi à une deuxième exécution en moins d'une semaine liée aux manifestations qui secouent le pays depuis mi-septembre.
"Ces exécutions ne peuvent tenir lieu de réponse aux manifestations en cours en Iran", a commenté le ministère français des Affaires étrangères. "La France appelle les autorités iraniennes à cesser ces exécutions et à entendre les aspirations légitimes du peuple iranien."
Un second paquet sanctions adopté lundi vise quatre entités et quatre individus impliqués dans la production et la livraison de drones à la Russie pour mener la guerre en Ukraine.
"Ces armes fournies par l'Iran sont utilisées de manière indiscriminée par la Russie contre la population civile ukrainienne et les infrastructures, provoquant d'horribles destructions et souffrances humaines", soulignent les Vingt-Sept dans un communiqué.
Le Conseil des Affaires étrangères de l'UE avait auparavant décidé d'injecter deux milliards d'euros supplémentaires dans le fonds destiné à financer le soutien militaire à l'Ukraine, en ajoutant que d'autres contributions pourraient être octroyées ultérieurement.
"La décision du jour nous permettra de disposer de fonds nécessaires pour continuer à fournir un soutien militaire concret aux forces armées de nos alliés", a déclaré Josep Borrell.
Les ministres sont enfin tombés d'accord sur la création d'une mission militaire de trois ans au Niger pour aider le pays à améliorer sa logistique et ses infrastructures.
Le Niger, l'un des pays les plus pauvres au monde, est menacé par un éventuel débordement des violences du Mali voisin où sévissent des groupes islamistes.
Composée d'une centaine de soldats au départ, la mission européenne pourrait compter par la suite jusqu'à 300 hommes.
(avec Bart Meijer, Charlotte Van Campenhout et Thomas Escritt, rédigé par Sabine Siebold et Ingrid Melander, version française Laetitia Volga et Tangi Salaün, édité par Kate Entringer et Sophie Louet)
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