Grande-Bretagne: La semaine de quatre jours plébiscitée après un test auprès d'entreprises
reuters.com
Selon l'étude de l'Adème, « l'impact de la non-présence des travailleurs sur site sur les consommations d'électricité (ordinateur, éclairage) est négligeable ».
KEVIN COOMBS
par Sarah Young
LONDRES (Reuters) - Des dizaines d'employeurs britanniques qui expérimentent la semaine de travail de quatre jours ont pour la plupart décidé de s'y tenir après un projet pilote salué comme une avancée par les militants en faveur d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Les employés de 61 entreprises britanniques ont travaillé en moyenne 34 heures sur quatre jours entre juin et décembre 2022, tout en percevant leur salaire actuel. Sur ce nombre, 56 entreprises, soit 92%, ont choisi de continuer ainsi, dont 18 de manière permanente.
L'essai, réalisé par Autonomy, un groupe de recherche basé en Grande-Bretagne, aux côtés d'un groupe d'universitaires et avec le soutien du groupe 4 Day Week Global basé en Nouvelle-Zélande, a suivi un total de 2.900 employés venant de secteurs variés.
La majorité des participants ont déclaré que la productivité avait été maintenue. Le personnel a quant à lui constaté une amélioration de son équilibre entre vie professionnelle et vie privée, limitant le nombre de démissions ou d'absences.
Cependant, les entreprises britanniques dans leur ensemble ne semblent pas encore si enthousiastes à l'idée de changer leur politique pour une semaine de quatre jours.
Le Chartered Institute Of Personnel And Development (CIPD), qui représente les professionnels des ressources humaines, a constaté que très peu de ses membres employeurs ne prévoyaient de changement d'organisation des activités dans les trois prochaines années. Deux tiers d'entre eux ne prévoient même aucun changement au cours de la prochaine décennie.
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(Reportage de Sarah Young, avec la contribution de David Milliken, version française Dina Kartit, édité par Kate Entringer)