Women@Renault : un plan d'entreprise pour promouvoir la mixité

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Avec trois femmes dans sa plus haute instance de décision, le constructeur automobile Renault se veut une entreprise modèle en matière de mixité.

Convaincu que la diversité de ses équipes, et notamment la mixité, est un facteur de performance, Carlos Ghosn a
engagé Renault aux côtés du Women's Forum dès 2006. Le premier groupe de femmes qui avait assisté à cette édition a compris que le constructeur automobile avait toute sa place dans ce débat et dans les changements à venir. Soutenues
par la présidence, elles ont choisi de mettre en place un véritable plan d'entreprise pour accélérer la féminisation des équipes. Intitulé « plan Women@Renault », il tend à redéfinir les process RH et à constituer une communauté de femmes dans l'entreprise, ouverte aux hommes bien sûr. Concrètement, Renault s'est fixé pour objectif de recruter 30% de femmes sur les postes techniques/ingénierie et 50% de femmes dans les autres fonctions, notamment commerciales, tout en s'assurant qu'il y a toujours au moins une femme, à compétences égales, parmi les trois candidats à la succession aux postes stratégiques. La société a également créé une plate-forme Web 2.0 qui réunit 1800 membres. Le comité exécutif groupe compte aujourd'hui trois femmes sur dix membres. Pour la première fois, elles occupent des postes clés, tels que la DRH du groupe, la direction juridique et la direction de la logistique pièces et accessoires monde. Ainsi la part des femmes dans le groupe est passée de 10 % en 1999
à 17 % en 2011.
Au niveau des recrutements, l'objectif dans les fonctions commerciales est d'ores et déjà atteint alors que dans les métiers techniques, l'entreprise est un peu en dessous de l'objectif de 30 %, car la part de diplômées dans les écoles d'ingénieurs reste faible.
À l'avenir, le plan Women@Renault préconise que le constructeur automobile continue à se féminiser, pour que vivent ces viviers à tous les étages, selon un vrai processus d'irrigation. De même, il s'engage à poursuivre le travail de sensibilisation sur le long terme pour supprimer les freins culturels. Parce que parfois, les femmes sont là, mais « on ne sait pas les voir ».

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