Pourquoi les 5,6 M€ de la vente de l’EERIE ne reviendront pas totalement à la CCI de Nîmes
Thomas Tedesco
Thomas Tedesco
Cette opération immobilière promet de compenser, au moins en partie, la baisse de 37% des dotations d'État à laquelle la CCI de Nîmes doit faire face sur la période 2012-2017. Pourtant, les 5,6 M€ promis par la vente des 4500 m² de l'École pour les études et la recherche en informatique et électronique (EERIE, propriété de l'instance consulaire) à la Communauté d'agglomération Nîmes Métropole n'iront pas dans leur totalité dans les caisses de la CCI.
La raison ? Un conflit administratif oppose l'École des Mines d'Alès (EMA), locataire des lieux jusqu'au 1er janvier 2017, à son bailleur. En 1998, CCI et EMA signent un protocole d'accord visant à céder les murs au l'école d'ingénieurs au 1er janvier 2017 contre l'euro symbolique.
Or, en 2014, le conseil d'administration de l'école vote un déménagement ses activités de l'EERIE vers Alès... tout en prétendant conserver la propriété des locaux comme le stipulait la convention signée en 1998. Volte-face de la CCI pour qui ce déménagement est synonyme de rupture de la convention précitée. L'affaire promet d'être jugée par le tribunal administratif mais une médiation menée par le préfet de région pourrait éviter des débats publics.
Deux inconnues demeurent à ce jour. Premièrement : le montant de cette réversion, qui sera proposée, le 28 octobre, en assemblée générale de la CCI. Deuxièmement, l'EMA acceptera-t-elle le montant figurant dans cette médiation lors de son conseil d'administration du 6 novembre ?
Thomas Tedesco