Aéronautique : un salaire moyen de 3 424 euros nets chez les grands donneurs d'ordre

Florine Galéron

Florine Galéron
Pour la première fois, l'Insee publie ce mardi 7 novembre une étude sur les rémunérations dans la filière aéronautique et spatiale dans les ex-Régions Midi-Pyrénées et Aquitaine. Elle confirme que les salaires proposés dans ce secteur sont nettement plus élevés que dans l'ensemble de l'économie marchande. Ainsi, le revenu moyen d'un salarié chez un grand donneur d'ordre (Airbus, Dassault, Thales, Pratt & Whitney...) s'élève à 41 093 euros nets par an (soit 3 424 euros par mois), c'est deux fois et demi de plus que le revenu moyen pratiqué sur l'ensemble du secteur privé (16 751 euros nets par an et donc 1 396 euros par mois). Les salariés de la supply chain touchent en moyenne 25 211 euros nets par an ( soit 2 101 euros par mois) et donc une fois et demi plus que les rémunérations pratiquées au global dans le privé.
Mais attention, alerte Guilhem Cambon chargé d'études à l'Insee, "certaines caractéristiques comme la catégorie socio-professionnelle, l'âge ou le sexe des salariés de la filière aéronautique et spatiale peuvent expliquer ces écarts de rémunération".
Ainsi, les cadres et professions intellectuelles sont surreprésentés parmi les grands donneurs d'ordre (ils représentent 55% des effectifs contre 14% sur l'ensemble du secteur marchand) et les ouvriers non qualifiés sont quasi inexistants (2% des effectifs de la filière aéro contre 14% sur l'ensemble du secteur marchand). L'aérospatiale compte également 78% d'hommes (68% dans le reste de l'économie). Les inégalités de salaire entre les 2 sexes peuvent également expliquer ces différences.
Pour mettre de côté ces effets de structure, l'Insee a aussi calculé les différences de salaires à poste équivalent. Toutes choses égales par ailleurs, les grands donneurs d'ordre gagnent toujours 13% de plus que le reste du secteur marchand.
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En revanche, surprise, à poste équivalent, un salarié qui travaille dans la supply chain touche 6% de moins qu'un confère dans une autre filière. Autrement dit, un électricien ou un soudeur embauché par un sous-traitant aéronautique sera moins rémunéré que s'il travaillait par exemple dans le nucléaire.
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