Le Gers se dote d'un nouveau campus dédié aux métiers de l'aéronautique

Florine Galéron

Florine Galéron
Il n'y a pas que Toulouse pour se former à l'aéronautique. À l'occasion du premier forum de l'industrie aéronautique gersoise, qui s'est tenu le 6 octobre dernier à l'aéroport d'Auch, la création du nouveau campus AéroGers, dédié aux métiers de l'aéroportuaire et de l'aéronautique, a été annoncée par la CCI et le syndicat mixte de la plateforme aéroportuaire. "Ce site accueille déjà l'une des trois écoles en France à former les pompiers des aéroports", explique Jean-Louis Brunin, vice-président de France Aviation, pôle chargé de piloter le projet. L'arrivée du nouveau campus doit permettre de compléter cette offre.
Des collaborations avec l'IUT d'Auch, l'entreprise Assystem et Apave Formation sont nouées pour affiner ces cursus. Le campus devrait accueillir ses premiers étudiants dans le courant de l'année 2018. Le pôle disposera de 600 m2 de salles de cours et de 1 400 m2 de hangars techniques avec accès direct aux pistes.
Moins connue que la région toulousaine pour son activité aéronautique, le Gers compte pourtant une trentaine d'entreprises de la filière, à l'image de JCB Aéro (aménagement intérieur des avions), ou encore Air Support (maintenance et réparation d'équipements aéronautiques). De nouvelles entreprises comme les sociétés d'ingénierie Excent et Aerema sont en train de s'implanter sur place.
À lire également
"L'aéronautique dans le Gers, c'est 3 000 emplois. Mais 90% de ces entreprises peinent à recruter, notamment des techniciens qualifiés et des ingénieurs", souligne le président de la CCI du Gers, Rémi Branet. "Ce campus doit répondre à leurs besoins, permettre l'implantation de nouvelles entreprises et aussi fixer sur le territoire les jeunes formés à Auch", conclut l'élu.
Florine Galéron
Carole Delga sonne l'alerte pour sauver les petites lignes de train en Occitanie
Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur
« Trains de la colère » : les usagers de Paris-Orléans-Limoges-Toulouse dénoncent une ligne à l'abandon
En attendant la LGV Bordeaux-Toulouse, la Ville rose en surchauffe ferroviaire