Glyphosate : les Faucheurs volontaires appellent à un dépistage urinaire en Ariège
Anne Aguer
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Avec l'arrivée des beaux jours le glyphosate refait parler de lui. Cette molécule, présente dans les herbicides et autres pesticides, est régulièrement utilisée par les agriculteurs. Si elle est essentiellement employée dans les campagnes, les habitants des métropoles françaises ne seraient pas épargnés par cette substance considérée comme un cancérogène probable.
Mais le glyphosate reste à ce jour toujours autorisé en France malgré les demandes incessantes des associations de défense de l'environnement qui insistent sur le fait que selon certaines études, le glyphosate porterait également atteinte à l'ADN des individus et provoquerait même des problèmes de fertilité et des malformations fœtales.
Les Faucheurs volontaires de l'Ariège ont donc lancé une campagne sur plusieurs mois pour sensibiliser la population à la présence de glyphosate dans l'organisme. Les membres du collectif, ont d'ores et déjà mené des enquêtes dont les constats sont surprenants. Selon eux, le glyphosate présent dans l'eau potable se situerait entre 0,9 et 3,3 ng/ml alors que le taux admissible devrait être de 0.1 ng/ml. "C'est 9 à 33 fois plus que la norme !" s'indigne Dominique Masset.
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Les Faucheurs volontaires ariégeois ne veulent pas en rester là. Ils cherchent 1500 volontaires pour faire le test de dépistage avec pour objectif à terme d'élargir la campagne d'analyse d'urine à toute la France. Un combat qui coute cher car pour 1500 volontaires, les frais de la campagne sont estimés à 150 000 euros. Les Faucheurs volontaires ont donc ouvert une cagnotte en ligne, où toute personne peut faire un don. Ce financement participatif est nécessaire selon eux pour payer les tests mais pas seulement. Les personnes engagées dans la campagne ont le choix. Payer 90 euros pour des tests uniquement, ou aller plus loin : en fonction des résultats, engager des poursuites judiciaires dans le but de porter plainte individuellement contre les fabricants de pesticides qui utilisent du glyphosate. Dans ce cas, les volontaires seront amenés à participer à hauteur de 140 euros pour financer notamment la venue des huissiers.
Anne Aguer
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