Selon le FMI, la non-approbation de ses programmes exposerait la CEMAC à des risques considérables
La Tribune Afrique

FMI siege
Reuters
La Tribune Afrique

FMI siege
Reuters
L'approbation des programmes de financement du Fonds monétaire international (FMI) par le Congo et la Guinée équatoriale (les seuls pays dans la sous-région en retard) est une condition essentielle pour une stabilité économique de la sous-région de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). C'est ce qu'a insinué l'institution de Bretton Wood dans un rapport sur les Politiques communes des pays membres de la CEMAC et Politiques communes à l'appui des programmes de reformes de ces mêmes pays.
Le FMI est allé plus loin dans son rapport en élaborant un scénario dans le cas où ces accords avec ces pays ne sont trouvés à court terme. « La croissance régionale serait légèrement moins forte, en raison de la baisse de l'investissement intérieur et extérieur... L'accumulation d'avoirs extérieurs nets serait nettement plus faible, et le ratio de couverture des réserves n'augmenterait que jusqu'à 3,6 mois d'importations d'ici 2021, contre 4,2 mois dans le scénario de référence », a indiqué le FMI dans son rapport sur les politiques communes.
Dans sa démarche préventive, le FMI a tenu à apporter quelques précisions. Selon l'institution, ce scénario pessimiste ne suppose pas une plus grande détérioration des positions budgétaires. Si cela s'avère, la dette publique et les arriérés augmenteraient « vraisemblablement » et les secteurs bancaires ressentiraient des coups « en raison d'une hausse des prêts non performants ».
L'institution financière internationale évoque également une contagion aux autres pays de la CEMAC.
À lire également
« Si ce scénario pessimiste devait se concrétiser, et si les programmes avec le Congo et la Guinée équatoriale devaient être considérablement ajournés au-delà de ce qui est actuellement envisagé dans le cadre régional, il conviendrait de réexaminer la stratégie régionale », a averti le FMI. Mais « des efforts sont en cours pour conclure des programmes soutenus par le FMI avec les deux pays restants », avait indiqué, en décembre 2018, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.
La Tribune Afrique