Monaco n'en est pas à sa première extension par la mer. C'est même comme cela qu'elle a acquis ce qui constitue aujourd'hui 40 % de sa surface, de 2 kilomètres carrés. Un territoire contraint géographiquement, mais attractif ; et c'est pour maintenir cette attractivité internationale qui a fait de New York, Dubaï ou Londres ses concurrentes que la Principauté s'est engagée dans un chantier d'agrandissement de son territoire.
Soucieux de son développement économique, le Rocher l'est tout autant de son impact sur l'environnement. Pour rappel, il vise la neutralité carbone à l'horizon 2025. Combiner à la fois gain de place et respect de la biodiversité est une équation complexe que Bouygues Travaux Publics MC, gagnant de l'appel d'offres, a dû résoudre. Ce qui a nécessité une grande capacité d'adaptation et des solutions créées sur mesure.
Des difficultés comme autant de défis à relever. Dont le déplacement des herbiers de posidonie, cette espèce qui est au cœur de l'écosystème côtier méditerranéen et dont 518 mètres carrés sur 900 recensés ont été déplacés et réimplantés plus loin. Une manipulation réalisée par Andromède Océanologie, startup située près de Montpellier, pour laquelle une démotteuse utilisée pour les arbres a été employée afin « de sectionner proprement l'herbier et le récupérer avec la faune et la flore associées », explique Pierre Descamp, son dirigeant. Pour cela, un bras de 20 mètres a été associé à une pelle mécanique pour une implantation dans la zone du Larvotto, quelques mètres plus loin. Une manipulation encore jamais réalisée à cette échelle, mais qui peut désormais être facilement reconduite.