Les jeunes entrepreneurs, vrais moteurs du monde après ?
Laurence Bottero et Gaëlle Cloarec
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Le confinement additionné à la crise a plongé le monde économique face à l'un des plus importants défis qu'il ait à relever. Les parallèles avec d'autres très grandes crises, celles de 1929, 1973 ou 2008, ont été tentées mais rien ne ressemble vraiment à celle qui se vit actuellement.
Le confinement additionné à la crise a évidemment agit comme un révélateur, générant une prise de conscience de certains sujets - souveraineté mise à mal, réindustrialisation nécessaire - et des interrogations, beaucoup d'interrogations.
Parmi les plus interrogatifs, les jeunes entrepreneurs - bénéficiant déjà d'une solide expérience de l'entreprenariat, mais capables de faire preuve d'agilité et d'innovation, c'est-à-dire de remise en question - sont ceux qui se sont le plus rapidement emparés du sujet du monde d'après. Ce monde d'après confinement, mais pas d'après crise. Ce monde dont on "sentait" qu'il ne pouvait être identique en tout point au monde d'avant mais dont on ignore encore beaucoup.
C'est ainsi que sont nées différentes initiatives. Dans les Alpes-Maritimes, c'est le Comex40 de l'Upe06 qui s'est penché sur le sujet, pas uniquement en mode réflexion passive mais en mode action structurée, établissant une charte et le hashtag qui va avec : #EtAprès. Et, en effet, et après... quoi ?
Des problématiques soulevées durant le confinement, la charte en a retenu des principes qu'elle a rédigé noir sur blanc. Privilégier les sous-traitants, prestataires et fournisseurs locaux, favoriser l'investissement et le développement sur le territoire, maintenir siège social et activité principale dans le département, s'engager plus fortement dans les instances locales... Une charte que la présidente du Comex 40 de l'Upe06 verrait bien devenir un label. "Notre objectif est de susciter un impact le plus large possible, tout type d'entreprise confondu", explique Serli Karagozyan-Lauze qui applique les principes de la charte à son entreprise. Avocate associée au sein du cabinet Talliance, elle explique comment finalement, les investissements initialement prévus pour une expansion hors département vont être consacrés à un renforcement de la présence locale. "Tout le monde a compris que désormais les process ne sont plus les mêmes, que la façon de travailler n'est plus la même".
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Laurence Bottero et Gaëlle Cloarec