Qui est Jean-Michel Arnaud, le nouveau président du Palais des Festivals de Cannes ?

Laurence Bottero
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C'est le navire amiral, posé en plein cœur de la Croisette, sous les palmiers et face à la mer. Le Palais des Festivals de Cannes, c'est un peu la partie émergée de l'iceberg du tourisme d'affaires cannois. On ne voit que lui - encore plus dans le monde entier lors du Festival du Film tous les mois de mai - mais dans ses entrailles se discutent et se signent, des milliers de contrats, d'accords et de partenariats. Avec ses 30 000 m2 d'exposition, ses 5 auditoriums, ses 52 événements professionnels - MIPIM, MIP TV, MIPCOM, Cannes Lions, Trustech, Yachting Festival... - il est le bras armé de la SEMEC, la société d'économie mixte qui le gère.
Un bras armé qui est aujourd'hui dépourvu de manifestations. Il faudra sans doute attendre l'automne pour revoir des congressistes arpenter les rues de la ville, enbadgétisés, et gravir les non moins célèbres marches ou s'engouffrer via les entrées plus "discrètes". Car évidemment, le tourisme d'affaires est à l'arrêt, avec des perspectives floues, ce qui provoque d'ailleurs l'ire du maire de la ville, David Lisnard.
C'est dans ce contexte donc - et élections municipales obligent - que le Palais des festivals et la SEMEC accueillent un nouveau président.
Un homme de média et de communication, dont le curriculum vitae détaille ses multiples fonctions. Et donc ses compétences. Jean-Michel Arnaud, né dans la Drôme, à Valence, a été professeur à ESC Lyon, directeur du marketing et directeur adjoint de l'IRE, l'institut de recherche de l'entreprise avant de prendre une place dans le monde des média en lançant Metro France et Europe. Il est d'ailleurs depuis 2011, vice-président de Metro International Newspapers, depuis 2018, vice-président de Publicis Consultant.
Autant dire un profil qui sied bien à la situation. D'abord parce qu'il connaît le monde de l'entreprise - et la SEMEC, c'est une entreprise - et que sa connaissance de l'international est un atout évident. Autre atout, qui vaut de l'or ne serait-ce que par le réseau qu'il suppose, c'est son titre de Conseiller du commerce extérieur de la France. Une casquette qui lui octroie des liens avec les autres CCE en France et à l'international et qui lui permet d'avoir l'avis, les ressentis d'autres chefs d'entreprises partout dans le monde comme dans l'Hexagone. C'est bien, entre autres, pour "sentir" les tendances.
Laurence Bottero