Comment le MuCEM concilie public local et touristes 1/3
Rémi Baldy
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Le MuCEM vu depuis le fort Saint-Jean à Marseille
MuCEM/Agnes Mellon
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Le MuCEM vu depuis le fort Saint-Jean à Marseille
MuCEM/Agnes Mellon
Sa résille s'invite aux côtés de Notre-Dame de La Garde, symbole de Marseille par excellence. Comme la Bonne Mère, le MuCEM se trouve sur l'immense affiche déployée par l'office de tourisme sur la devanture du BHV de Paris. Elle y invite les Franciliens à venir passer leurs vacances dans la cité phocéenne. "Dans l'une de nos études réalisées en 2016, un touriste sur six interrogés disait venir à Marseille pour le musée, cela nous avait surpris", note Cécile Dumoulin, responsable du département des publics et de la programmation culturelle.
L'initiative de cette affiche en plein cœur de la capitale colle avec la stratégie du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, de son nom complet, pour cet été. "Avec la covid-19, nous ciblons notre communication sur du tourisme de loisir plus que culturel, avec des relances dans les chambres d'hôte, camping ou hôtel", explique Julie Basquin, responsable du département de la communication.
Depuis son ouverture en 2013 lors de l'année culturelle, le MuCEM comptabilise près de 10 millions de visiteurs. La billetterie représente la principale ressource du musée, hors subvention, avec 2 160 038 euros en 2019. "Quand nous préparions le lancement, nous souhaitons un public qui s'équilibre entre des locaux et des touristes", assure Cécile Dumoulin. "Je pense que c'est assez sain car en tant que musée national, l'appropriation du territoire est décisive et cela peut-être une source importante de venues et cela se vérifie", ajoute-t-elle.
Les habitants de la région Sud représentent en effet 40% du 1,207 million de visites en 2019 selon les chiffres du rapport d'activité. Un taux stable par rapport aux autres années. Par ailleurs, le public du MuCEM est essentiellement français (76,5%). A noter, que l'ancrage local est fort puisque les Marseillais pèsent pour 26% des visites.
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La stratégie de communication s'attelle donc à viser les locaux ainsi que les non-provençaux. "Pour les touristes nous appuyons beaucoup sur l'image du musée alors pour les locaux nous mettons plutôt en valeur les expositions pour les fidéliser", détaille Julie Basquin. Avec l'arrivée d'un nouveau directeur en 2015, Jean-François Chougnet, la charte graphique et la programmation ont changé. "Cela nous a permis d'avoir une image plus précise du MuCEM et un message plus clair".
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