Agroalimentaire et slow-food, quand le "mangiare bene" s'exporte 3/3
Laurence Bottero et Edoardo Secchi
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La filière agroalimentaire italienne c'est 3,6 millions d'employés et un chiffre d'affaires généré de 538 milliards d'euros. Dans le monde, la cuisine italienne a atteint une valeur de 229 milliards d'euros, soit environ 10% de la valeur totale de la restauration mondiale. Voilà pour les chiffres qui comptent...
Le secteur agroalimentaire italien continue de plaire tous azimut, poursuivant son expansion sur les marchés internationaux avec un nouveau record d'exportations qui, en 2019, a enregistré une valeur de 44,6 milliards d'euros, en hausse de 5,3% par rapport à 2018.
Le principal marché de destination des produits agroalimentaires italiens est l'Union européenne qui, avec 28,4 milliards d'euros en 2019 (+ 2,6% par rapport à 2018), absorbe environ 64 % des exportations nationales. L'Italie et la France confirmant ainsi leur proximité économique, pas uniquement géographique. L'Hexagone s'octroyant d'ailleurs la seconde place derrière l'Allemagne et avant le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
Encore plus dynamiques ont été les exportations vers les pays tiers qui, toujours en 2019, ont augmenté de 12,7% sur une base annuelle, atteignant environ 16,2 milliards d'euros. Les États-Unis avec les 4,6 milliards d'euros (+11,2%) représentent le troisième débouché absolu pour les produits italiens. Puis vient le Japon, la Suisse et la Chine... La Russie s'est également sensiblement redressée (591 millions, + 5,8%).
En 2018, la restauration mondiale a atteint une valeur de 2 563 milliards d'euros. Parmi ceux-ci, près de la moitié (46%) appartiennent à la zone Asie-Pacifique, qui a stimulé la croissance du secteur avec un taux annuel moyen de 4,1% sur la période de quatre ans 2014-2018. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des quatre prochaines années (2018-2022), mais à un rythme plus lent (2,4%), généré en grande partie par les performances de l'Asie-Pacifique (+ 2,7%) et du reste du monde (+ 3,8%). Selon l'étude « Italian cuisine market Monitor » réalisée par Deloitte en partenariat avec Alma, « l'École Internationale de Cuisine Italienne », le chiffre d'affaires de la cuisine italienne dans le monde qui s'élevait en 2018 à 229 milliards d'euros, en hausse de 10,6% par rapport à 2016. De ce chiffre, seulement 39 milliards ont été réalisées à l'intérieur des frontières nationales, faisant de l'Italie le troisième marché en importance après la Chine et les États-Unis. La Chine, avec 71 milliards, est le premier marché en valeur de la restauration totale du pays, avec une pénétration de 15,8%. Quant aux États-Unis ils affichent le taux de pénétration le plus élevé, égal à 35,7%, et un chiffre d'affaires total de 69 milliards d'euros. Bien que leur valeur totale soit inférieure à celle Chine, USA et Italie, l'Inde et le Brésil affichent également une forte pénétration de la cuisine italienne (respectivement 24,9% et 28,2%). L'objectif d'atteindre 300 milliards en 2021 et tout à fait envisageable si on calcule les nouvelles demandes de produit en provenance d'Asie.
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