Ambition Capital, le capital investissement et la stratégie de promotion

Laurence Bottero
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Le financement des entreprises - startups, PME ou ETI - était déjà un sujet avant la crise. Il l'est d'autant plus dans le contexte actuel. Investir au capital de ces pépites qui ont besoin de cash pour grandir, se développer, poursuivre R&D et innover est l'une des problématiques maintes fois abordées. On sait les crispations - il manque des acteurs sur divers segments - les craintes - ouvrir son capital, est-ce bien ou mal ? - et les besoins exprimés - les fonds sont le relais qui fait du bien aux entreprises et qui rassure les autres partenaires financiers, notamment les banques.
En Provence Alpes Côte d'Azur, les fonds d'investissement sont assez nombreux, pluriels, certains axés sur des secteurs particuliers, d'autres intervenants en co-financement. Avec finalement beaucoup de complémentarité plutôt que de réelle concurrence.
C'est bien pour jouer sur cet effet de force commune qu'Ambition Capital* s'est structurée. Créée par une vingtaine de fonds installés à Marseille, Nice ou en Corse, l'association a plusieurs objectifs, intimement liés, dont celui, premier, de mieux adresser les besoins des entreprises régionales.
C'est exactement ce que martèle l'un de ses membres fondateurs, Franck Paoli, rappelant que « nous fonctionnons tous ensemble. Nous travaillons en parfaite synergie les uns avec les autres, avec une constante de collaboration plutôt que de compétition ». Renforcer la visibilité globale est aussi l'une des raisons qui ont poussé à l'émergence de ce nouvel acteur. Et cela d'autant plus que la CEFIM, la communauté économique et financière de Marseille qui réunissait les fonds, les avocats, les experts-comptables... a cessé toute activité en 2018, après 30 ans de présence active. Créant un manque de visibilité et de concertation, qu'il fallait donc combler.
Mais le sujet principal est bien ailleurs. Dans la capacité à ces fonds de servir, ensemble, les besoins des entreprises du territoire régional. Si d'après les premiers enseignements de la crise qui secoue l'économie depuis plusieurs mois, les entreprises ayant un fond d'investissement à leur capital, ont fait preuve de meilleure résistance, restent les craintes ancrés et les images d'Epinal difficiles à effacer.
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Laurence Bottero