Fusion Crédit du Nord/Société Générale : « Le modèle de la nouvelle banque, c’est le modèle régional
Laurence Bottero
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Ce n'est pas une fusion, ni une absorption mais un rapprochement. Une mise en commun des expertises et des forces. Telle est l'explication de texte que Bruno Deschamp, le président du directoire de la Société Marseillaise de Crédit (SMC), filiale du Crédit du Nord et Stéphane Bourdonnec, le directeur régional de la Société Générale portent en commun. Le duo fait déjà équipe pour tenter de dessiner les contours de ce que sera la nouvelle entité. La raison de ce rapprochement ? « Plutôt que de subir les transformations de la banque de détail en France, nous allons mieux investir et être plus efficace », dit Bruno Deschamp. « Nous sommes confrontés à un environnement bancaire compliqué : des taux bas, de nouveaux usages, des changements d'habitudes, la nécessité d'investir, sur le digital et sur le réglementaire », renchérit Stéphane Bourdonnec.
Un environnement qui pousserait donc à une concentration, question de taille critique en quelque sorte. Mais un rapprochement qui pose évidemment des questionnements sur les conséquences concrètes. Toutes ne sont d'ailleurs pas totalement dessinées ou décidées préviennent Bruno Deschamp et Stéphane Bourdonnec. Mais une orientation est certaine assurent-ils, « la volonté de la nouvelle entité est d'être un acteur régional ». D'ailleurs le découpage des régions - dix ou douze - fera de celles-ci de « grosses ETI ». « Nous avons beaucoup réfléchi sur comment passer cette période difficile où les transformations s'accélèrent. Quel est le modèle qui gagne ? C'est le modèle régional », ajoute Stéphane Bourdonnec. « Pour résister à cette crise c'est ce modèle d'ancrage régional qui est essentiel. Nous avons l'ambition d'être un acteur régional puissant ».
D'ailleurs, les régions conserveront leur indépendance, leur capacité à « pouvoir prendre des décisions importantes en termes de crédit, de capacité à investir, à participer à la vie locale, à communiquer localement », détaille Bruno Deschamps.
Laurence Bottero