Carros face aux défis de la croissance 1/2
Laurence Bottero
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Carros, c'est un peu une ville à deux visages. D'un côté une zone industrielle, qui lui vaut sa notoriété, ne serait-ce que pour les entreprises majeures du secteur qui y sont implantées - Arkopharma, Virbac, Malongo ou Scheinder Electric - et l'écosystème qui s'y est créé. De l'autre, un village et une ville, perchés, un passé agricole, via la production de fraises.
Depuis juillet dernier, c'est Yannick Bernard qui occupe le siège de premier Magistrat. Un nouvel élu qui arrive avec une vision stratégique et des projets à la fois urbains, d'envergure économique et sociale, d'attractivité... et pas que pour la ZI.

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La Zone industrielle de Carros-Le Broc avec ses 188 hectares et ses près de 600 entreprises pour 8 000 emplois et un chiffre d'affaires généré de un milliard d'euros, est la zone industrielle la plus étendue des Alpes-Maritimes. En 2019, c'est ici que se signe le tout premier protocole d'engagement d'un Territoire d'industrie, faisant la preuve que l'entente et la réflexion partagée entre institutionnels et industriels peut donner naissance à du concret. Le concret, notamment, c'est cette toute première navette autonome, développée par la Métropole Nice Côte d'Azur, l'IMREDD - l'institut méditerranéen du risque et du développement durable - et l'Université Côte d'Azur. Totalement intégrée dans ce que doit déployer le protocole Territoires d'industrie, Milla - c'est son nom - va certes permettre de déterminer les usages précis et le modèle économique, mais elle va surtout servir les industriels de la zone, dont la question de la mobilité facile de leurs salariés est un réel sujet. Plus généralement, ici, pas de répercussion Covid-19 sur les entreprises présentes. « La Zone industrielle va bien. 2020 n'a pas provoqué de faillites », se réjouit Yannick Bernard. « Je suis attentif à ce que l'on appelle la sinistrose. Il y aura sans doute des dégâts mais ils ne se feront sentir certainement dans un délai sans doute plus long que celui de l'année prochaine ».
Laurence Bottero