Jean-Pierre Blanc - Malongo : “Le bio non équitable est en voie de paupérisation”
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
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C'est une petite boîte ronde, métallique, blanche, sur laquelle trône le portrait d'une dizaine de cultivateurs mexicains. Un cliché vieux de vingt-huit ans, délicieusement suranné, volontairement à rebours des codes marketing, pourtant devenu le symbole d'une conquête : celle du commerce équitable. A la manœuvre, Jean-Pierre Blanc, l'auteur de la fameuse photo et directeur général des Cafés Malongo qui au mitan des années 90 convainc une poignée d'enseignes de la grande distribution, Monoprix et Carrefour en tête, de soutenir cette idée en peu folle qu'un autre commerce est possible, durable et éthique, basé sur la juste rétribution des producteurs et travailleurs comme levier de développement et de réduction des inégalités. Bonne pioche. Vingt-cinq ans plus tard, cette première offre de café dit "des petits producteurs" truste fièrement la deuxième marche du podium du marché des Arabica en GMS. Elle s'est depuis dupliquée, développée, adaptée à l'ensemble des circuits de distribution BtoC et BtoB que couvre l'importateur et torréfacteur azuréen. Et a fait de la petite brûlerie née en 1934 à Nice, aujourd'hui belle PME de 400 collaborateurs pour 140 millions de chiffre d'affaires, le chantre et chef de fil du commerce équitable en France.

Gaëlle Cloarec